La première partie longue de neuf étapes se déroulera dans la plaine. Avec, pour pimenter la course, plusieurs pièges, notamment le chrono par équipes du troisième jour à Cholet et deux étapes accidentées en Bretagne.

L'obstacle principal est situé toutefois en fin de première semaine, le 15 juillet, jour de la finale de la Coupe du monde de football. Les organisateurs ont prévu une forte dose de pavés (21,7 km) - un record depuis le début des années 1980 - sur des secteurs redoutés même par les coureurs de Paris-Roubaix.

L'Alpe d'Huez au programme

La première semaine sera suivie de trois journées dans les Alpes. La première rend hommage au maquis de la Résistance, en montant pour la première fois au Plateau des Glières. La deuxième, très concentrée, emprunte des cols parallèles et méconnus (Bisanne, Pré, Montvalezan) pour arriver à La Rosière, la première des trois arrivées au sommet de l'épreuve.

L'Alpe d'Huez, enfin, attend les rescapés au bout d'une trilogie classique de taille XXL, après la Madeleine et la Croix-de-Fer. La descente vers la vallée du Rhône et la traversée du sud du Massif Central qui suivent s'adressent davantage aux baroudeurs avant la troisième semaine, décisive dans les Pyrénées.

Une étape de... 65 kilomètres

Soixante-cinq kilomètres, quasiment en intégralité, dans le département numéro 65, les Hautes-Pyrénées. Au-delà de la formule-choc, l'étape en ligne la plus courte de ce siècle réunit tous les ingrédients d'une étape-reine: la concentration des difficultés (Peyragudes puis Azet pour commencer) dans un format propice à dynamiter la course et l'altitude (2215 m) du grand col à découvrir en conclusion.

Deux jours plus tard, la dernière étape de montagne reprendra un parcours plus traditionnel, avec les classiques Tourmalet et Aubisque, avant l'arrivée jugée au bas de la descente de ce dernier col à Laruns.

La tendance récente à la réduction des contre-la-montre se confirme. Cette fois, les rouleurs n'auront que 31 kilomètres de "chrono" individuel, sur un parcours accidenté dans les collines du Pays basque où le Tour revient pour la première fois depuis 2006.


 

afp/alt