Mise à jour le 14 janvier 2013

Martial Saugy n'a pas "donné les clés"

Saugy
Saugy s'est montré très clair lors de la conférence de presse. [Laurent Gilliéron - Keystone]
Martial Saugy, le directeur du Laboratoire suisse d'analyse du dopage à Epalinges, a bien rencontré Lance Armstrong mais à aucun moment, il ne lui a donné les clés pour échapper à la détection de l'EPO, a-t-il affirmé devant la presse vendredi. Le Dr Saugy estime n'avoir pas commis la moindre erreur ni maladresse dans cette affaire.

Le directeur du Laboratoire suisse d'analyse a été mis en cause cette semaine par le patron de la lutte antidopage aux Etats-Unis, Travis Tygart, qui l'a accusé d'avoir donné au champion déchu du Tour de France Lance Amstrong les moyens de contourner les contrôles antidopage.

Tygart avait mis en cause Martial Saugy dans une émission d'une télévision américaine.
Tygart avait mis en cause Martial Saugy dans une émission d'une télévision américaine. [Ed Andrieski - Keystone]
Transparence

"Une rencontre a bien eu lieu, avant le départ du Tour de France 2002 à Luxembourg", a relevé M. Saugy,  "avec Lance Armstrong, le médecin de l'UCI et Johan Bruyneel (alors manager de la formation US Postal). Ce fait n'est pas nouveau."

Le Dr Saugy a rencontré le cycliste sur mandat de l'UCI, qui souhaitait qu'une "présentation" soit faite à un champion qui comptait dans le peloton. Cette présentation, courante et admise dans le monde scientifique, s'inscrivait dans un souci de transparence, a souligné M. Saugy.

Possible malentendu

"C'est un droit fondamental qu'ont les sportifs de connaître les bases scientifiques des analyses" sur lesquelles ils peuvent être amenés à être jugés, a relevé le scientifique suisse. Mais à aucun moment, "les clés pour contourner les contrôles" n'ont été données, a-t-il souligné. "J'ai tout fait de bonne foi et n'ai pas fait preuve non plus de naïveté."

Le directeur du Laboratoire suisse laisse entendre qu'il y aurait eu un malentendu. M. Tygart aurait selon lui mal interprété un hochement de tête que M. Saugy aurait pu faire à une question que la patron américain de la lutte antidopage lui aurait posée lors d'une rencontre.

si/lper