Ainsi, M. Kasper ne se dit "pas du tout" inquiet par le peu de billets vendus à ce jour et les perspectives limitées. "La crise politique actuelle dans la région n'encourage pas les Européens à se rendre en Corée du Sud. J'espère que les Coréens viendront voir les compétitions, mais je pense qu'ils iront plutôt assister aux disciplines où ils peuvent briller, comme le patinage. Pour le ski, il ne faut pas s'attendre à une grande affluence", a concédé le président de la Fédération internationale de ski (FIS).

De fait, à 92 jours de l'ouverture des compétitions, l'encéphalogramme de la billetterie restait plat. Le nombre de tickets vendus pour les épreuves olympiques dépassait à peine les 30% des places disponibles.

Mais aux yeux de M. Kasper, par ailleurs aussi membre du CIO, la faible affluence "ne changera pas la compétition". Il se rappelle des Mondiaux de 2009 à Gangwon, en Corée du Sud déjà, "où nous étions trois personnes dans la zone d'arrivée". Il pense que les organisateurs "trouveront peut-être des solutions", par exemple en acheminant des écoliers (sur les sites). "Mais pour les Européens, il ne faut pas attendre à la grande foule", précise-t-il.

Il ne se montre toutefois pas préoccupé: "Le public ne fait pas tout. Certes, il ne sera peut-être pas très nombreux, mais le développement (du ski) passe surtout par la télévision. Et là, tous les signaux sont au vert", dit-il.

Par ailleurs, M. Kasper n'a pas peur des menaces que fait peser la Corée du Nord: "Pendant les Jeux, PyeongChang sera l'endroit le plus sûr au monde", promet-il.

ats/alt