Le Jamaïcain a clos sa carrière déjà légendaire sur une blessure samedi à Londres en finale du 4x100m, une crampe alors qu'il était à la lutte pour le titre avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, une semaine après sa dernière course individuelle sur 100m, gâchée par le triomphe de son rival mal aimé Justin Gatlin.

Son compteur est désormais irrémédiablement arrêté à 14 médailles mondiales. Mais les seules évocations de son exceptionnelle carrière et de son palmarès ahurissant ne suffiraient pas à résumer son empreinte sur le monde du sport.

Je n'ai pas le souvenir de quelqu'un qui ait eu un tel impact depuis Mohammed Ali

Sebastian Coe, président de la Fédération internationale d'athlétisme
 

Il y a d'abord un parcours unique et une domination sans partage sur le sprint durant près de 10 ans: 8 médailles d'or aux JO et 11 titres de champion du monde (un record), agrémentés de 2 chronos prodigieux (9"58 sur 100m, 19"19 sur 200m).

Sur l'Olympe de l'athlétisme, le coureur de 30 ans n'est devancé que par 2 autres géants: le Finlandais Paavo Nurmi, fondeur et crossman dans les années 1920, et l'Américain Carl Lewis, sprinteur et sauteur en longueur de génie à la fin du XXe siècle. Deux monuments que Bolt avait rejoints à Rio, avant de perdre à posteriori son titre sur le relais 4x100m des Jeux 2008 à Pékin, la faute à un contrôle positif rétroactif de l'un de ses équipiers, Nesta Carter.  

afp/bao