Farah, pour sa dernière course sur piste en Championnat, repart avec la médaille d'argent (13'33''22). Le Britannique n'a ainsi pas réussi la sortie légendaire qu'il ambitionnait, lui qui va désormais se tourner vers le marathon, à 34 ans.

Comme Usain Bolt une semaine plus tôt, celui que maints spécialistes taxaient d'imbattable a trouvé son maître en la personne du discret Ethiopien Edris, vainqueur à Athletissima il y a un mois.

Mimiques inutiles à l'arrivée

A 23 ans, l'ancien champion du monde juniors décroche ses premiers grands lauriers sur piste. Il a battu Farah à son propre jeu: le finish d'un grand Championnat, un exercice dans lequel Farah n'avait plus perdu depuis la finale des Mondiaux 2011 à Daegu, en Corée du Sud, sur 10'000 m cette fois. Depuis, Farah était resté invaincu dans tous les rendez-vous majeurs et avait résisté à toutes les tactiques, et même à une chute l'an dernier aux Jeux.

Derrière Farah, l'Américain d'origine kényane Paul Chelimo a pris le bronze. Ceux qui ont eu la peau de Mo Farah ont eu le mauvais goût d'assortir leur triomphe de mimiques inutiles. A l'arrivée, Edris s'est moqué de Farah en imitant son geste (les deux mains sur le crâne), suivi d'une grimace sarcastique. Et au départ, dans un registre très guerrier, Chelimo s'était lancé dans une même imitation, assortie d'un geste sans équivoque indiquant qu'il voulait trancher la gorge du Britannique.

Farah lui-même, très attristé, est resté digne dans la défaite.

ats/alt

 

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