Allemagne

Publié le 20 avril 2018 - Modifié le 13 mai 2018

Mon père, ce bourreau

Que ressent-on quand on réalise que ses parents ou ses grands-parents ont été des nazis? C'est une question qui touche aujourd'hui de nombreux allemands, dont les ascendants ont été de soutiens plus ou moins convaincus, plus ou moins actifs, de la politique d'extermination du régime hitlérien.

  • Enfant de nazi, porter la part dʹombre

    Barbara Brix, fille de nazi, et Yvonne Cossu, fille de résistant, à Genève en 2018.
    RTS - RTS
    Babel - Publié le 13 mai 2018

    Barbara Brix est allemande. Elle a découvert, bien après la mort de son père, son engagement dans les Einsatzgruppen durant la seconde guerre mondiale. Actifs sur le front de lʹEst, ces commandos de la mort assassinèrent plus dʹun million de personnes, principalement des Juifs. Barbara a profondément aimé son père. Comment concilier ces deux images? Que faire de cette histoire? Pourquoi avoir aujourdʹhui choisi de témoigner avec dʹautres descendants de nazis et de résistants? Un entretien accordé à Catherine Erard.

  • La barbarie nazie en héritage

    Mémorial du camps de Neuengamme , près de Hambourg.
    Catherine Erard - RTS
    Hautes fréquences - Publié le 22 avril 2018

    Ils sont 16 autour de la grande table. Tous ont des parents ou grands-parents qui ont commis des crimes sous le régime nazi. Certains sont en colère, dʹautres cherchent des informations, mais personnes dans la famille ne veut leur parler. Que faire de cette lourde histoire familiale?

    Catherine Erard a participé à un séminaire pour descendants de persécuteurs nazis au Mémorial de Neuengamme près de Hambourg.

  • La justice allemande refuse d'interdire un "Mein Kampf" au théâtre

    Spectacle polémique

    Affiche du spectacle "Mein Kampf" de Geroge Tabori, au théâtre de Constance, en Allemagne.
    Affiche du spectacle "Mein Kampf" de Geroge Tabori, au théâtre de Constance, en Allemagne. [FELIX KÄSTLE - DPA / AFP]

    Le Parquet de Constance en Allemagne a refusé mercredi d'interdire une représentation théâtrale satirique de "Mein Kampf" qui prévoit une distribution de croix gammées et d'étoiles jaunes.

  • Raconter la Shoah sans témoins directs

    Massacre de Babi Yar, Kiev.
    DR - DR
    Hautes fréquences - Publié le 04 février 2018

    La mémoire de la Shoah fait toujours débat. En témoigne la récente décision du Parlement polonais dʹinterdire lʹemploi dʹexpressions telles que "camps de la mort polonais". Comment cette histoire est-elle enseignée dans les anciens "pays de lʹEst"? Et en Suisse, à lʹheure où les derniers témoins directs disparaissent, comment transmettre à la nouvelle génération cet épisode tragique?

    Avec Barbara Brix, fille dʹofficier SS; Felicia Waldman, professeur et coordinatrice du centre dʹétudes hébraïques de lʹUniversité de Bucarest; Johanne Gurfinkiel, secrétaire générale de la CICAD; Bernadette Gaspoz, enseignante dʹhistoire et membre de la commission de la mémoire du DIP de Genève et Michel Grandjean, professeur dʹhistoire du christianisme à lʹUniversité de Genève.

    Un dossier de Catherine Erard

  • Le message d'humanité d'enfants de résistants et de nazis à Genève

    Témoignages

    Pour la première fois en Suisse, quatre descendants d'acteurs de la Seconde Guerre mondiale ont témoigné devant des collégiens à Genève. Parmi eux: une enfant de résistant français et une fille d'officier SS.