Faut-il réinventer le divorce ?
Près de 40'000 mariages sont célébrés en Suisse chaque année, et plus de 20'000 divorces sont prononcés. De 15% de taux de séparation en 1970, nous sommes passés à 54% en 2010. Les procédures actuelles sont-elles adaptées à cette déferlante? Le Conseil National vient de donner son aval pour que l’autorité parentale conjointe en cas de divorce devienne la norme. Le texte doit encore passer au Conseil des Etats mais ce projet de modification du code civil permettrait à la Suisse de se mettre au diapason de ses voisins. Devrait-on imaginer encore d’autres évolutions? Comment faire pour accompagner au mieux ces couples, ces familles qui se défont?
L'avocate genevoise Anne Reiser, spécialisée en droit de la famille, est l'auteure de "Au nom de l'enfant", un livre dans lequel elle fait des propositions de refonte des lois gouvernant la famille. A paraître le 10 novembre 2012 aux Editions Favre. Cinq reportages de Véronique Marti. Réalisation: Bruno Séribat. Au nom de la loi
Lorsque l’on veut divorcer, on s’adresse au Tribunal cantonal. Selon que la requête sera commune avec accord complet ou unilatérale et conflictuelle, les audiences se règleront en quelques minutes ou plusieurs heures étalées sur des années.
Alexandre Feser est président au Tribunal d’arrondissement de Lausanne. Il nous ouvre les portes d’une audience qui se conclura par un jugement de divorce. |


