Après la publication, en France, d'une tribune de soutien signée par une vingtaine de personnalités, la presse romande se mobilise aussi pour Sakineh, cette Iranienne accusée d'adultère et condamnée à mort. Les journaux alémaniques eux comptent les jours avant la Fête fédérale de lutte à Frauenfeld. On lira aussi que l'apprentissage du chinois connaît un véritable boom en Afrique et que les gros se rebiffent.
Mobilisation autour de l'Iranienne condamnée à mort
La mobilisation autour de l'Iranienne condamnée à mort par lapidation prend de l'ampleur après la publication d'une tribune de soutien dans le quotidien français Libération, signée par 18 personnalités. Le Matin reprend les propos de Bernard Henri Lévy, à l'origine de cette tribune: "L'Iran ne peut se voir résumer au visage réduit en bouillie d'une femme lapidée". Une femme condamnée pour adultère et complicité de meurtre. Cette mobilisation, à laquelle s'est joint le DFAE, n'est pas sans effet sur Téhéran, explique Le Matin. Car le régime est bien plus sensible à la critique qu'il en a l'air, rappelle le politologue lausannois Ahmed Benani, estimant que les autorités ont plutôt intérêt à calmer le jeu. Son confrère Mohamed Reza Djalili se montre plus mesuré. Tout est possible, le meilleur comme le pire. Le Temps reprend une interview de l'avocat de Sakineh. Harcelé par les mollahs, il a fini par quitter son pays pour Oslo où il a trouvé refuge. Sakineh est un symbole, explique l'avocat, le symbole de toutes les femmes iraniennes victimes de la famille, de la société et de leurs lois discriminatoires. Que faire pour aider l'Iranienne? Déjà ce que nous faisons là, explique Mohammad Mostaferi, en parler.
La Suisse, base d'espions et de mercenaires
Des groupes actifs sur les scènes de guerre envahissent la Suisse, annonce la Tribune de Genève. Le canton de Bâle-Campagne compterait pas moins de 80 sociétés qui louent leurs soldats aux plus offrant. En toute opacité, la Suisse est- elle en train de se découvrir une nouvelle vocation économique voguant en pleine zone grise ? Celle d'accueillir des sièges des multinationales de la guerre ? La Tribune de Genève rapporte les propos d'Eveline Widmer-Schlumpf: rien à redire, selon la ministre, du moment que ces entreprises n'envoient pas depuis le sol suisse des soldats qui partent en guerre ou n'y opèrent des activités d'espionnage industriel ou militaire, mais qu'elles se contentent de tâches de bureau.
La fête fédérale de lutte, J-3
La Suisse alémanique trépigne d'impatience, et cela se traduit par la multiplication dans les quotidiens d'analyses, articles et portraits des futurs rois de la lutte à la culotte. Ce sport qui a longtemps été considéré comme un jeu alpin et rural est devenu un véritable sport de pointe, explique la Neue Luzerner Zeitung. Sous les chemises bordées d'Edelweiss se cachent d'authentiques athlètes de niveau olympique. Avec cette année une grande nouveauté révèle la Neue Zurcher Zeitung : il y aura pour la première fois des culottes de couleurs différentes. De quoi permettre aux dizaines de milliers de spectateurs de mieux distinguer les lutteurs. Mais attention pas de folie fluo, ce sera brun clair et brun foncé.
Les éleveurs et leurs moutons coûtent cher
Les moutons suisses coûtent très cher! Les éleveurs de moutons, très prompts à hurler au loup et à se plaindre, reçoivent 43 millions de francs par an, écrit le Tages-Anzeiger. C'est 100 francs par mouton chaque année au titre des paiements directs. Du coup, on assiste à une véritable invasion: le nombre de moutons a augmenté de 60% en 25 ans. Malgré le fait que ces herbivores en Suisse ne sont pas rentables. 10'000 éleveurs sont enregistrés, et c'est sans compter avec les éleveurs par hobby. Le mouton est donc la nouvelle vache à lait, voire une véritable poule aux oeufs d'or...
Ruée sur le chinois
Au Cameroun et, plus généralement en Afrique, c'est la ruée sur l'apprentissage du chinois depuis la création en 2007, à Yaoudé, du premier institut Confucius du continent. Au Cameroun, il y a trop de demande. Mohamadou Houmfa, de l'agence Info Sud, raconte cette folie du chinois dans un article à lire dans Le Courrier et La Liberté. Un jeune Camerounais témoigne et explique que depuis l'enfance il est fasciné par les bandes dessinées et la culture orientale. L'investissement massif des entreprises chinoises au Cameroun est une puissante motivation pour les locaux. "Pour espérer un contrat il faut sans doute parler un peu la langue", analyse un diplômé en génie civil. Il y a aussi un désamour du français, qui trouve ses racines dans la politique d'immigration choisie par l'Hexagone. Plus de 20 millions d'étrangers apprendraient aujourd'hui la langue chinoise dans le monde.
Grosse et fière de l'être
Sa balance affiche 120 bons kilos pour une taille de 1m72... Obésité morbide, si l'on en croit les tabelles. Pourtant Stephanie von Lieberstein est tout sourire, rapporte la Basler Zeitung qui dresse son portrait ce matin. C'est qu'elle a décidé d'accepter son corps après deux régimes qui ont échoué. Pas facile dans un monde qui stigmatise les kilos en trop. Celui qui est gros est considéré comme un fainéant indiscipliné et bête. Lorsque lorsqu'elle ne peut pas s'asseoir dans une chaise de restaurant, ce n'est bien-sûr pas de la faute de la chaise. Bref, c'est le soupçon généralisé qui pèse sur les gros. Du coup Stephanie von Lieberstein a décidé de se rebiffer. Elle a fondé en Allemagne la société contre la discrimination lié au surpoids. Un joli contre-pied à notre société qui considère l'obésité comme le mal du siècle.
ant avec Stéphane Deleury et Jean-François Moulin, RSR