Décembre 2011
LuMaMeJeVeSaDi
2829301234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930311
2345678

Emission spéciale info

lors de déprogrammations, à l’occasion d’événements marquants

mercredi 14 décembre 2011

Présenté par Valérie Droux.
Il y avait beaucoup de monde mardi soir au Bellevue. [Peter Klaunzer - Keystone]

Il y avait beaucoup de monde mardi soir au Bellevue. [Peter Klaunzer - Keystone]

Le grand monde de la politique fédérale a passé la nuit dans les bistrots bernois, à quelques heures de l'élection du Conseil fédéral. Notre correspondant parlementaire Pierre Jenny est allé dans les différents lieux de la Ville fédérale où se trouvaient les parlementaires des différents partis. Son reportage.


Suren Erkman. [UNIL]

Suren Erkman. [UNIL]

"C'est une mauvaise nouvelle dans la lutte contre le réchauffement climatique" a notamment commenté le ministère français des Affaires étrangères, mardi 13 décembre 2011. Pour le Canada, Kyoto ne fonctionnait plus. Le gouvernement canadien craignait en outre le paiement d'une lourde amende pour non respect des engagements prix.

Professeur et responsable du groupe écologie industrielle à l'Université de Lausanne, Suren Erkman n'est pas étonné par le départ canadien. Son interview.


Mutations

Le charisme est-il nécessaire en politique ?

Micheline Calmy-Rey, Présidente de la Confédération [Lukas Lehmann - Keystone]

Micheline Calmy-Rey, Présidente de la Confédération [Lukas Lehmann - Keystone]

En septembre 2009, Didier Burkhalter succédait à Pascal Couchepin, le charisme en moins, à en croire les bouffons de la Confédération. Le charisme a beaucoup été évoqué ces dernières semaines pour distinguer les deux candidats à la succession de Micheline Calmy-Rey.


Nicolas Betticher. [sandro campardo - Keystone]

Nicolas Betticher. [sandro campardo - Keystone]

Celui qui est également porte-parole du diocèse quittera ses fonctions prochainement pour travailler à la nonciature apostolique à Berne, un nouveau défi ministériel après dix ans passés à l'évêché. Il a rejoint ce mercredi l'émission spéciale de l'Info en direct du Palais fédéral pour commenter l'élection au Conseil fédéral.


Le Journal de 8h

Le Journal de 8 heures

Hans Altherr salue Micheline Calmy-Rey à l'issue de son discours. [Peter Klaunzer - Keystone]

Hans Altherr salue Micheline Calmy-Rey à l'issue de son discours. [Peter Klaunzer - Keystone]

A l'ouverture de la séance de l'Assemblée fédérale, le président du Conseil des Etats (vice-président de l'Assemblée) Hans Altherr rend hommage à la cheffe du Département fédéral des affaires étrangères avant le discours d'adieu de Micheline Calmy-Rey.


Doris Leuthard. [Peter Klaunzer - Keystone]

Doris Leuthard. [Peter Klaunzer - Keystone]

Chaque siège au gouvernement est repourvu par ordre d'ancienneté des titulaires, celui laissé vacant arrivant en dernier. L'Assemblée fédérale a donc entamé la série de scrutins par la réélection de la démocrate-chrétienne Doris Leuthard, cheffe du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC), qui n'avait aucune crainte à avoir quand à l'issue du scrutin. Elle a obtenu 216 voix, sur 227 bulletins valables.


Eveline Widmer-Schlumpf apparemment sereine juste avant le vote, aux côté de se collègue UDC Ueli Maurer. [Peter Klaunzer - Keystone]

Eveline Widmer-Schlumpf apparemment sereine juste avant le vote, aux côté de se collègue UDC Ueli Maurer. [Peter Klaunzer - Keystone]

La représentante du PBD, cheffe du Département fédéral des finances (DFF), avait des raisons de craindre une éviction, l'UDC comptant récupérer un 23 siège au Conseil fédéral. Elle comptait cependant sur une majorité composée du PS, des Verts, du PBD, d'un grand nombre de PDC et d'une claire majorité de Vert'libéraux. Elle a été effectivement réélue dès le premier tour avec 131 voix sur 239 bulletins valables.


Ueli Maurer, plutôt tendu avant le début des scrutins. [Peter Klaunzer - Keystone]

Ueli Maurer, plutôt tendu avant le début des scrutins. [Peter Klaunzer - Keystone]

Le chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), unique représentant de l'UDC au sein du gouvernement, a été réélu sans difficulté mais sur un score très moyen, par 159 voix, sur 226 bulletins valables.


Didier Burkhalter dans les travées du Conseil national. [Monika Fl!uckiger - Keystone]

Didier Burkhalter dans les travées du Conseil national. [Monika Fl!uckiger - Keystone]

Le siège PLR du chef du Département fédéral de l'intérieur (DFI) était potentiellement menacé, avec l'UDC fribourgeois Jean-François Rime en embuscade - mais moins que son collègue de parti Johann Schneider-Ammann. Il a été réélu brillamment au premier tour, avec 194 voix sur 232 bulletins valables.


Caspar Baader annonce la stratégie UDC à la tribune. [Monika Flückiger - Keystone]

Caspar Baader annonce la stratégie UDC à la tribune. [Monika Flückiger - Keystone]

Juste après la réélection de Didier Burkhalter, le président du groupe UDC Caspar Baader déclare à la tribune que la concordance est brisée et que le parti présentera un candidat pour toutes les dernières élections. Il précise que Hansjörg Walter n'est plus candidat et que le parti propose la candidature unique de Jean-François Rime.


Ursula Wyss à la tribune. [Monika Flückiger - Keystone]

Ursula Wyss à la tribune. [Monika Flückiger - Keystone]

Le parti socialiste se devait de réagir à la "déclaration de guerre" de l'UDC, qui s'apprête à attaquer son deuxième siège. A la tribune, la chef du groupe, Ursula Wyss, dénonce "un geste incohérent, mais que ne nous surprend pas" de la part des démocrates du centre.


Simonetta Sommaruga. [Olivier Hoslet - Keystone]

Simonetta Sommaruga. [Olivier Hoslet - Keystone]

La cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP), unique socialiste candidate à la réélection, n'avait en principe aucun souci à se faire pour sa place au sein du Conseil fédéral, même avec la stratégie annoncée peu avant par l'UDC. Elle a été réélue confortablement, compte-tenu de l'absence de la plupart des voix démocrates du centre, avec 179 voix sur 242 bulletins valables.


Gabi Huber. [Peter Klaunzer - Keystone]

Gabi Huber. [Peter Klaunzer - Keystone]

Par la voix de la cheffe de leur groupe Gaby Huber, les libéraux-radicaux répondent à leur tour à la stratégie annoncée de l'UDC et demande à l'assemblée de respecter la concordance.


Johann Schneider-Ammann. [Lukas Lehmann / Keystone]

Johann Schneider-Ammann. [Lukas Lehmann / Keystone]

Compte-tenu de la réélection de son collègue PLR Didier Burkhalter, des nombreuses critiques sur son travail au sein de son département, et surtout de la statégie dévoilée de l'UDC, le chef du Département fédéral de l'économie (DFE) pouvait craindre plus que d'autres pour son siège au gouvernement. Il a cependant été réélu au premier tour par 159 voix sur 234 bulletins valables.


Alain Berset félicité juste après son élection. [Peter Klaunzer - Keystone]

Alain Berset félicité juste après son élection. [Peter Klaunzer - Keystone]

Après six réélections sans aucun accroc, les parlementaires devaient décider qui - du conseiller aux Etats fribourgeois Alain Berset ou du conseiller d'Etat Pierre-Yves Maillard - devait succéder à Micheline Calmy-Rey. La partie s'annonçait potentiellement serrée entre les deux poulains socialistes, et compliquée encore par le soutien UDC à son candidat fribourgeois Jean-François Rime. Alain Berset a cependant "pris le large" dès le premier tour. Il a finalement été élu dès le 2e tour, avec 126 voix sur 245 bulletins valables. Il est immédiatement monté à la tribune pour accepter son élection.


Pierre-Yves Maillard, très sollicité après sa défaite. [Peter Schneider - Keystone]

Pierre-Yves Maillard, très sollicité après sa défaite. [Peter Schneider - Keystone]

Le socialiste vaudois, candidat aux côtés d'Alain Beset, estime avoir joué sa carte "à fond", avec un certain nombre d'arguments. Il regrette son échec pour le canton de Vaud, mais se dit néanmoins content de poursuivre son mandat de conseiller d'Etat.