Course au Conseil fédéral: double ticket à Genève
28.06.2010 11:17Les militants ont suivi le mot d'ordre de leur président Michel
Halpérin en choisissant de ne pas choisir entre "deux candidats de
talent". Le vote s'est conclu par 75 votes pour la double
candidature et 55 contre. Le parti libéral genevois présentera donc
ce double ticket au groupe PLR à Berne.
A quelques mois des élections cantonales genevoises, cette
décision était attendue car les libéraux n'avaient pas intérêt à se
diviser. Lors du débat, quelques délégués, dont Jacques-Simon
Eggly, ancien président des libéraux suisse, ont tout de même
soutenu une candidature unique argumentant qu'elle aurait beaucoup
plus de poids.
Pour la collégialité
Martine Brunschwig Graf sera la candidate des libéraux
genevois avec Christian Lüscher. [DR]
Les discussions
ont eu lieu en l'absence des deux principaux intéressés. Ils
avaient pu un peu plus tôt défendre leur vision de la politique
fédérale. La favorite Martine Brunschwig Graf a ouvert les
feux.
Dans un discours très sobre, Martine Brunschwig Graf a regretté
que la Suisse se place actuellement en position de faiblesse sur le
plan international. Elle a exigé des autres le respect des règles,
notamment dans le domaine de la fiscalité.
"Gouverner est tout un art, il faut savoir faire des compromis
mais sans compromission", a ajouté la vice-présidente du groupe
parlementaire PLR à Berne. Elle estime que le gouvernement doit
retrouver la voie de la gouvernance collégiale et cesser d'utiliser
la presse dominicale comme canal de communication. Elle a conclu en
citant Montesquieu.
"Au service de mon pays"
Christian Lüscher est aussi le candidat des libéraux
genevois. [Keystone]
L'outsider Christian Lüscher a attaqué
son plaidoyer en évoquant les effets de la crise financière et
économique. "Le pays est isolé au niveau international et le
Conseil fédéral a la responsabilité de mettre en oeuvre des
mécanisme pour y remédier", a relevé l'avocat.
Il veut que la Suisse renoue des relations harmonieuses avec les
Etats-Unis en résolvant le problème UBS. "Certains me trouvent trop
jeune, trop peu expérimenté ou trop ambitieux, mais je trouve
normal à 45 ans de mettre toute mon énergie au service de mon
pays". Il a souligné son véritable coup de foudre pour la Berne
fédérale. "Je m'y meus avec passion et avec une certaine
efficacité", a-t-il ajouté avec aplomb.
ats/lan