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La plus faible hausse de travailleurs frontaliers depuis près de 20 ans

La douane franco-jurassienne de Goumois.
La douane franco-jurassienne de Goumois. [Christian Beutler - Keystone]
Le flux de travailleurs frontaliers tend à se tasser, voire même à baisser au Tessin et dans le nord-ouest de la Suisse. Au deuxième trimestre, ils n'étaient que 0,4% de plus que l'an passé, la plus faible hausse depuis vingt ans.

Il faut remonter à 1999 pour trouver une hausse inférieure, soit de 0,2%. Entretemps, le flux de travailleurs frontaliers a augmenté jusqu'à 10% d'une année à l'autre. Mais depuis six ans, cette tendance à la hausse se réduit clairement.

A fin juin, l'Office fédéral de la statistique a relevé 314'700 étrangers à venir quotidiennement travailler en Suisse. C'est la région lémanique qui en occupe le plus grand nombre, soit 119'000, en hausse de 2% par rapport à fin juin 2017.

Baisse au Tessin

Dans la deuxième plus grande région à employer des frontaliers, le nord-ouest de la Suisse, la tendance s'est même inversée. Avec 70'200 frontaliers, la baisse est de 1,4% sur un an. Au Tessin aussi, le nombre de frontaliers a diminué, de 2,9% à 63'500.

En Suisse orientale, l'augmentation du nombre de frontaliers au 2e trimestre 2018 par rapport à celui de la même période 2017 n'a été que de 0,4%. D'autres régions présentent des taux bien plus élevés, comme 8,9% en Suisse centrale. Des chiffres qui ont peu de signification vu le faible nombre de frontaliers présents (2100).

ats/fme

Sujet traité dans le journal de 13h sur RTS La Première

Publié jeudi à 14:51 - Modifié jeudi à 14:59