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Le référendum contre la surveillance des assurés est en passe d'aboutir

Manifestation à la veille de lancer le référendum à Berne, 05.04.2018. [Keystone - Adrian Reusser]
Le référendum contre la surveillance des assurés est en passe d'aboutir / Forum / 2 min. / le 5 juin 2018
Les citoyens à l'origine du référendum contre la loi sur la surveillance des assurés annoncent mardi avoir obtenu plus de 55'000 signatures. Elles ont été récoltées en un temps record, grâce notamment aux réseaux sociaux.

C'est une première victoire d'étape contre le recours à des détectives privés pour lutter contre la fraude aux assurances sociales. Elle a été annoncée en fin d'après-midi depuis Zurich, via Facebook Live. Les quatre citoyens à l'origine de ce référendum ont obtenu 55'200 paraphes en 62 jours, soit 10% de plus que les 50'000 qui étaient nécessaires avant le 5 juillet.

La récolte des signatures a été menée principalement sur les réseaux sociaux et notamment via la plateforme WeCollect. Avant même de lancer toute démarche officielle, les référendaires avaient déjà obtenu la promesse de soutien de très nombreux internautes.

Soutien tardif du PS et des Verts

Cette quête connectée et citoyenne a été lancée sans le soutien des appareils des partis de gauche. Ces derniers avaient refusé dans un premier temps de lancer le référendum, malgré leurs vives critiques lors des débats au Parlement contre cette loi sur la surveillance des assurés. Mais à titre individuel, de nombreux élus fédéraux ou cantonaux - socialistes et verts - se sont engagés dans la récolte de signatures.

Les comités directeurs du PS et des Verts sont finalement entrés dans la danse, tout comme de nombreuses sections cantonales. Les opérations de récolte de signatures qui se sont spontanément mises en place ont été suffisantes pour augmenter la force de frappe de ce petit comité référendaire.

Reste que la bataille est loin d'être gagnée sur ce thème: lutter contre les fraudeurs à l'assurance est un argument de la droite plutôt porteur aujourd'hui.

Professionnaliser la campagne?

La question de la structure de ce comité référendaire se pose également: il peut rester le plus éloigné possible des appareils de partis ou les intégrer pour professionnaliser la campagne, mais avec le risque de lui enlever son côté spontané, novateur et proche du citoyen.

Les paraphes doivent maintenant être validés par la Chancellerie fédérale.

Marc Menichini/oang

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