Modifié le 31 octobre 2017

L'EPFL veut construire une digue pour protéger un site archéologique bernois

Maquette de Sutz-Lattrigen sur le lac de Bienne en 3393 av. J.-C., proposée en 2014 dans une exposition  «Les habitants des pilotis - Au bord de l'eau et des Alpes» au Musée historique de Berne.
Maquette de Sutz-Lattrigen sur le lac de Bienne en 3393 av. J.-C., proposée en 2014 dans une exposition «Les habitants des pilotis - Au bord de l'eau et des Alpes» au Musée historique de Berne. [Gian Ehrenzeller - KEYSTONE]
Le site archéologique de Sutz-Lattrigen (BE) est menacé lors de fortes vagues sur le lac de Bienne. L'école polytechnique fédérale de Lausanne entend protéger ce site, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Lors de fortes tempêtes, les vestiges de ce site archéologique, formé de pilotis en bois et d'objets du quotidien datant de la période du Néolithique, sont emportés par les vagues sous l'effet de l'érosion. Ces objets sont ensuite considérés comme perdus.

En 2015, le canton de Berne a chargé des experts de l'EPFL de proposer des solutions pour éviter des atteintes irrémédiables au site. Les options retenues sont au nombre de trois, une digue submergée, une digue apparente et un matelas de protection avec des éléments de béton déplaçable.

Digues discrètes

Protéger par des mesures discrètes, tel était l'objectif des initiateurs de ce projet mené par le Laboratoire de constructions hydrauliques. L'objectif était de trouver un modèle qui puisse être accepté par tous les acteurs, a expliqué Azin Amini, directrice du projet.

Ce site est l'un des rares témoignages de la vie des hommes qui ont choisi pour la première fois la sédentarisation au bord de lacs, il y a plus de 5000 ans avant notre ère.

ats/lby

Publié le 31 octobre 2017 - Modifié le 31 octobre 2017

Trois variantes

La première variante propose de construire une "avant-digue" à quelques mètres de la rive pour casser la force des courants. Son sommet resterait 20 centimètres en dessous du niveau des basses eaux, ce qui la rend peu visible, souligne l'EPFL.

En deuxième variante, les chercheurs proposent la construction d'une digue circonférentielle visant à arrêter les courants qui érodent le site. Long de plus de 340 mètres, cet ouvrage serait visible depuis la rive.

La troisième variante préconise de s'attaquer directement à l'érosion du site immergé en y déposant un "matelas de protection" constitué d'un filet de géotextile ou d'acier inoxydable et de blocs de béton. Une structure qui peut être ôtée si besoin.