Modifié le 13 septembre 2017

Le prédicateur biennois accusé de propos haineux visé par la justice

La mosquée Arrahmen à Bienne.
La mosquée Arrahmen à Bienne. [Ludovic Rocchi - RTS]
Le Ministère public bernois a ouvert une procédure préliminaire à l'encontre du prédicateur de la mosquée Ar'Rahman à Bienne. Des médias l'accusent d'avoir tenu des propos haineux sur d'autres religions.

Le Ministère public Jura bernois-Seeland a ouvert une procédure préliminaire, a indiqué mercredi le chargé de communication au Ministère public bernois. Christof Scheurer confirmait une information du quotidien Blick.

Une dénonciation anonyme est parvenue à la justice. Le Ministère public va examiner si les faits dénoncés relèvent du droit pénal. Si tel devait être le cas, un acte d'instruction pourrait être ouvert. A ce stade, aucune procédure pénale n'a été enclenchée.

Enregistrements cités

Les journaux Bund et Tages-Anzeiger, ainsi que la télévision suisse alémanique SRF, rapportaient en août que le prédicateur, un Libyen de 64 ans, avait menacé des croyants d'autres religions dans un prêche dans la mosquée Ar'Rahman. Ces médias se basaient sur des enregistrements pour étayer leurs accusations.

>> Lire: Polémique sur l'aide sociale accordée à un imam biennois prêchant la haine

Dans une interview publiée par ces quotidiens suite à la diffusion de ses prêches, le prédicateur a plaidé la bonne foi et balayé les griefs dont il fait l'objet.

ats/jgal

Publié le 13 septembre 2017 - Modifié le 13 septembre 2017

Statut de réfugié retiré en août

Originaire de Libye, le prédicateur est arrivé en Suisse en 1998 comme requérant d'asile. Le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) lui a accordé le statut de réfugié en 2001. Mais le 3 août, le SEM a décidé de révoquer l'asile et de lui retirer la qualité de réfugié, car il s'est rendu plusieurs fois dans son pays.

Au bénéfice d'un permis d'établissement C, le prédicateur a affirmé qu'il ne se savait pas être interdit de voyage en Libye. Un recours a été déposé contre la révocation de statut de réfugié.