Modifié le 11 août 2017

Près de 10% des Suisses bénéficient d'une forme d'aide sociale, selon l'OFS

Les prestations aux familles sont également prises en compte dans l'étude sur l'aide sociale de l'OFS.
10% des Suisses touchent une forme d'aide sociale, selon une étude de l'OFS Le 12h30 / 2 min. / le 11 août 2017
Les Suisses sont en moyenne près de 10% à toucher une forme d'aide sociale. C'est ce qui ressort d'une nouvelle étude publiée cette semaine par l'Office fédéral de la statistique (OFS).

L'étude de l’OFS revoit à la hausse les chiffres dans ce domaine et met en lumière d'importantes disparités entre les cantons. Ainsi, le chiffre d'environ 3% de bénéficiaires de l'aide sociale, sur lequel on avait l'habitude de s'accorder en Suisse, passe à environ 10%.

Toutes prestations prises en compte

L'aide sociale relève des communes ou des cantons, avec des systèmes parfois très différents. Pour tenter d'avoir une vue d'ensemble pertinente, cette étude prend en compte non plus la seule aide sociale au sens stricte - c'est à dire l'aide financière aux personnes les plus modestes - mais l'ensemble des différentes prestations de l'aide sociale proposée dans les cantons.

Il peut s'agir de l'aide aux familles, de l'aide au logement, etc. Par conséquent, comme davantage de paramètres sont pris en compte, la facture moyenne par habitant passe d'un peu plus de 300 francs à 950 francs annuels.

Du simple au double suivant le canton

L'interprétation de ces chiffres doit toutefois être nuancée. Les cantons qui comptent le plus fort taux de bénéficiaires restent, généralement, les mêmes: Neuchâtel, Bâle-Ville ou Genève, avec des exceptions comme le Valais, dont les chiffres sont dopés avec ce nouveau mode de calcul en raison de ses prestations familiales.

Cela ne signifie donc pas qu'il y a davantage de personnes à l'aide sociale qu'avant: dans l'ensemble, le taux de bénéficiaires est resté relativement stable au cours des dix dernières années.

Les prestations offertes et les montants octroyés varient toutefois sensiblement d'un canton à l'autre, parfois du simple au double. Ces différences peuvent s'expliquer, notamment, par les spécificités démographiques des cantons, les différences du coût de la vie, etc.

Certaines disparités importantes restent inexpliquées, comme celles des prestations complémentaires - qui relèvent pourtant de la législation fédérale et devraient, par conséquent, être moins sensibles aux variations cantonales.

>> Ecouter les explications de Martine Kurth, secrétaire générale de l'Association romande et tessinoise des institutions d'action sociale:

Selon une étude de l'OFS, près de 10% de la population suisse bénéficie d'une aide sociale sous une forme ou une autre.
Forum - Publié le 11 août 2017
 

Séverine Ambrus/kkub

Publié le 11 août 2017 - Modifié le 11 août 2017