Modifié jeudi à 16:13

Claude Frey: "Je ne pourrais plus être parlementaire aujourd'hui"

Claude Frey en session à Berne, octobre 2003.
Extrait de l'interview de Claude Frey Forum / 1 min. / le 16 juillet 2017
Le PLR neuchâtelois Claude Frey considère que le dossier européen a empoisonné la politique suisse. Celle-ci est aujourd'hui marqué par les affrontements "bloc contre bloc", loin de l'ambiance chaleureuse d'antan, regrette-t-il au micro de la RTS.

Claude Frey a présidé le Conseil national de 1994 à 1995. La période était difficile pour la Suisse, encore sous le choc de la votation du 6 décembre 1992, le non à l'Espace économique européen (EEE).

Opposé depuis toujours à l’adhésion de la Suisse à l’Union européenne, le libéral-radical neuchâtelois considère d’ailleurs que le dossier européen a empoisonné les 30 dernières années de la politique helvétique.

Parmi les moments forts de sa présidence, gérée avec autorité et humour, Claude Frey cite l’élection au Conseil fédéral de Moritz Leuenberger, mais aussi l’assermentation du fondateur de la Lega Giuliano Bignasca. L’arrivée à Berne du Tessinois avait suscité de grandes craintes.

Le meilleur slogan qu'on ait eu en politique, c'est "moins d'Etat, plus de liberté !"

Claude Frey

Conseiller national durant plus de 24 ans, Claude Frey pourrait-il encore siéger sous la Coupole fédérale aujourd’hui ? "Non, pas dans le contexte actuel. Je ne pourrais plus être conseiller national, car je ne trouve plus l’aspect chaleureux."

Il se veut optimiste pour l'avenir du pays, mais déplore "la tendance très forte à intervenir dans toutes les directions". "La Suisse, pour être prospère, doit être libérale", juge le Neuchâtelois, faisant sien le slogan "moins d'Etat, plus de liberté !"

>> L'intégralité de l'interview:

Claude Frey.
Forum - Publié le 16 juillet 2017
 

Vincent Bourquin/dk

Publié le 16 juillet 2017 - Modifié jeudi à 16:13

La série "Premier citoyen - première citoyenne"

Durant tout l'été, Vincent Bourquin vous propose chaque dimanche dans Forum de se pencher sur une fonction méconnue et pourtant essentielle de la politique suisse: la présidence du Conseil national.

Avec ce rôle va de pair le titre de premier citoyen ou première citoyenne du pays. Elu pour un an, à la suite d'un tournus entre partis, le président ou la présidente a un rôle honorifique, mais pas uniquement.

Des hommes et des femmes issus de partis et de régions différentes reviendront sur cette année qui a marqué leur carrière politique et même leur vie. Ils évoqueront aussi leur vision de la politique actuelle.