Publié le 19 juin 2017

L'an passé, 161 cas de sextorsion ont été signalés à la police en Suisse

Capture d'écran d'un film publié par l'Office européen de police Europol qui a lancé une campagne de prévention sur le phénomène de sextorsion.
Capture d'écran d'un film publié par l'Office européen de police Europol qui a lancé une campagne de prévention sur le phénomène de sextorsion. [Youtube - DR]
Les cas de "sextorsion" inquiètent l'Office fédéral de la police (fedpol). En 2016, il a recensé 161 affaires "de chantage aux photos ou aux vidéos à caractère sexuel". Et il ne s'agit sûrement que de la pointe de l'iceberg.

"Le nombre réel de cas pourrait être nettement plus élevé, car beaucoup de victimes renoncent, par honte, à dénoncer les faits", écrit fedpol lundi dans un communiqué. La victime ne doit surtout pas verser d'argent à celui qui la fait chanter, mais avertir la police.

Campagne de prévention européenne

Le terme "sextorsion" est une contraction des mots "sexe" et "extorsion". Il décrit un phénomène de plus en plus courant qui consiste à filmer ou photographier une personne dans une posture compromettante, puis de la menacer de diffuser les images sur Internet si elle ne paie pas une somme d'argent.

Ce mode opératoire est illustré dans un film publié par l'Office européen de police Europol qui a lancé une campagne. Il est aussi visible sur le site de fedpol. Car la contrainte sexuelle et le chantage sont des actes punissables, également lorsqu'ils sont commis sur Internet, rappelle fedpol. Leurs auteurs doivent être poursuivis.   

ats/jc

Publié le 19 juin 2017