Modifié le 14 mars 2017

Près de 500 internautes suisses surveillés pour activités djihadistes

Risques terroristes en Suisse: la menace reste élevée
Risques terroristes en Suisse: la menace reste élevée 19h30 / 1 min. / le 14 mars 2017
Un rapport sur la lutte contre le terrorisme en Suisse a été présenté mardi à Berne: près de 500 internautes sont surveillés alors que 60 personnes sont visées par des procédures pénales.

A la fin 2016, 497 internautes étaient sur les radars du Service de renseignement de la Confédération (SRC), selon le rapport TETRA (pour TErrorist TRAcking) sur la lutte contre le terrorisme à motivation djihadiste en Suisse.

Ils diffusaient en Suisse ou à partir de la Suisse du matériel prônant l'idéologie djihadiste. Ils ne représentent pas nécessairement tous une menace pour la sécurité.

60 procédures pénales

Actuellement, le MPC conduit des procédures pénales contre 60 personnes liées à des groupes terroristes comme l'Etat islamique ou qui ont entrepris des démarches en ce sens.

En Suisse, le SRC a dénombré 83 voyageurs du djihad, dont 30 avec un passeport suisse. Une vague de retours n'a pas encore été constatée.

ats/mre

Publié le 14 mars 2017 - Modifié le 14 mars 2017

Menace toujours élevée en Suisse

La menace d'une attaque djihadiste reste élevée en Suisse, a rappelé mardi le directeur du Service de renseignement de la Confédération (SRC), Markus Seiler.

Le terrorisme peut frapper "n'importe qui, n'importe où, n'importe quand", selon la directrice de l'Office fédéral de la police (fedpol) Nicoletta della Valle. Lorsque les personnes à risque apparaissent sur le radar du SRC et ensuite de la police, "il est déjà trop tard", a-t-elle souligné. L'instrument le plus efficace pour lutter contre le terrorisme est d'empêcher la radicalisation dès ses prémices.

Une surveillance multipartite

Dirigée par fedpol, TETRA rassemble le SRC, le MPC, le Centre de gestion des crises du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), le Corps des gardes-frontière, le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), l'Office fédéral de la justice (OFJ) ainsi que la Conférence des commandants des polices cantonales de Suisse.