Modifié le 04 novembre 2016

Les inexactitudes de Doris Leuthard dans la campagne sur le nucléaire

La conseillère fédérale Doris Leuthard.
La conseillère fédérale Doris Leuthard. [Peter Klaunzer - Keystone]
Engagée dans la campagne contre l'initiative des Verts pour une sortie programmée du nucléaire, la conseillère fédérale Doris Leuthard a pris ses aises avec la vérité en voulant illustrer les risques de pénurie.

Dans la campagne en vue de la votation du 27 novembre, la cheffe du Département fédéral de l'énergie évoque régulièrement une hausse des importations d'électricité issue du charbon ainsi que le risque pour la sécurité de l'approvisionnement de 1,6 million de foyers.

Dans une interview, Doris Leuthard a pris l'exemple de la Belgique pour mettre en garde contre les conséquences d'un oui, raconte l'Argauer Zeitung.

En cas de pénurie, le Conseil fédéral pourrait imiter la Belgique, où le gouvernement rationne ses citoyens en électricité entre 10h00 et 14h00, a lancé l'Argovienne.

Un plan jamais utilisé

Des propos contredits par un conseiller de l'ambassade belge à Berne. Ce plan existe, mais seulement en cas de black-out. Et il n'a jamais été utilisé.

La porte-parole de Doris Leuthard a reconnu que la déclaration n'était "pas tout à fait exacte". Selon elle, la conseillère fédérale PDC faisait référence à une campagne de sensibilisation du gouvernement belge pour économiser l'énergie.

cab

Publié le 04 novembre 2016 - Modifié le 04 novembre 2016

Une deuxième approximation

L'Argauer Zeitung cite une autre approximation dans la même interview de Doris Leuthard, lorsqu'elle indique que la part du charbon dans la production d'électricité en Allemagne atteint "environ 50%".

Or, selon les chiffres officiels, cette part atteignait 42,2%en 2015.