Modifié le 31 octobre 2016

Les chaînes suisses monopolisent 60% des zones commerciales des gares

Des enseignes suisses telles que Tekoe, Prêt-à-manger Tibits sont majoritaires dans les gares suisses.
Les chaînes suisses majoritaires dans des gares toujours plus uniformes Le Journal du matin / 3 min. / le 31 octobre 2016
Les chaînes suisses représentent près de deux tiers des commerces installés dans les gares, révèle un calcul de la RTS qui s'interroge sur l'uniformisation des offres commerciales dans le pays.

Alors que les chaînes Starbucks et Tibits ont récemment annoncé leur implantation dans les gares de Fribourg et Lausanne, la rédaction de Quinze minutes s'est demandée si les zones commerciales des principales gares du pays étaient en train de s'uniformiser.

L'enquête révèle que les commerces locaux ne représentent en moyenne qu'un tiers de l’ensemble des échoppes. Le ratio passe à un cinquième seulement à Genève, tandis qu'il n'y en a même aucun à Sion.

60% de chaînes suisses

De manière surprenante, ce ne sont pas non plus les chaînes internationales comme Starbucks, McDonald's ou Body Shop qui dominent. En termes d’importance, elles ne dépassent pas les petits indépendants. Elles n’utilisent que 10% des espaces à Zurich et Lausanne et 20% à Genève.

A l'inverse, les chaînes suisses comme Brezelkönig, Prêt-à-manger, Tekoe ou Tibits, utilisent en moyenne 60% des espaces. En gare de Sion elles sont même présentes partout. Les CFF, de leur côté, ont expliqué à la RTS ne pas favoriser la présence des chaînes suisses, privilégiant la diversité des produits proposés.

Les parts de marché des marques suisses dans les gares:

Les marques helvétiques représentent la plus grande part de marché dans les gares suisses.
Les marques helvétiques représentent la plus grande part de marché dans les gares suisses. [RTS]

>> Retrouvez l'enquête de Quinze minutes:

Les chaînes de restauration à l'assaut des villes suisses

Cynthia Racine/vkiss

Publié le 31 octobre 2016 - Modifié le 31 octobre 2016

Le prix avant la qualité

Selon l'architecte cantonal de Genève, Francesco della Casa, cette uniformisation des enseignes présentes dans les villes vient des habitudes de consommation qui sont encore très orientées sur les prix au détriment de la qualité.

Des villes tentent toutefois d'endiguer le phénomène. A Nyon, par exemple, les autorités ont instauré une sorte de contrôle des loyers pour favoriser les indépendants.

La ville de Genève surveille la réaffectation des arcades. Une boucherie doit rester une boucherie, mais ça n'empêchera pas un tea-room de se faire racheter par un géant américain du café.