Modifié le 18 septembre 2016

L'enseignement des langues, un sujet difficile pour les chercheurs suisses

Les scientifiques ne se sentent pas libres dans leurs travaux sur l'enseignement des langues.
Les scientifiques ne se sentent pas libres dans leurs travaux sur l'enseignement des langues. [Salvatore Di Nolfi - Keystone]
Alors que le débat sur l'enseignement précoce des langues à l'école agite la Suisse, plusieurs scientifiques se plaignent de subir des pressions de la part des autorités, révèle la Neue Zürcher Zeitung am Sonntag.

Les scientifiques suisses se plaignent d'être mis sous pression par des officiels pour prouver l'avantage de l'enseignement précoce d'une langue étrangère. Plusieurs chercheurs, qui étaient arrivés à la conclusion qu'une telle acquisition n'était pas irréfutablement nécessaire, ont "craint pour leur carrière ou pour leur fonds de recherche", rapporte la NZZ am Sonntag.

Lobby de la formation

Lors de discussions avec des représentants de la Conférence Suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP) ou avec les autorités cantonales, le résultat établi est ainsi mal passé auprès du lobby de la formation.

Aussi longtemps que le débat sur l'apprentissage des langues "serait aussi empoisonné, il sera difficile pour nous scientifiques d'assumer notre rôle" a confié au journal le professeur fribourgeois pour le plurilinguisme, Raphael Berthele.

>> Le débat de Forum entre Jacques-André Maire, conseiller national socialiste, et François Grosjean, psycholinguiste et professeur à l'Université de Neuchâtel:

Enfant école enfantine.
Forum - Publié le 18 septembre 2016
 

ats/jgal

Publié le 18 septembre 2016 - Modifié le 18 septembre 2016