Modifié le 17 juin 2016

Le Conseil fédéral énumère ses attentes envers la SSR

La SSR
La SSR n'aura toujours pas le droit de faire de la publicité sur internet. [Christian Beutler - Keystone]
Dans un rapport publié vendredi, le Conseil fédéral estime que la SSR, en tant que grand fournisseur ancré dans toutes les régions linguistiques, a fait ses preuves, mais qu'elle doit s'adapter à la révolution numérique.

Sur requête du Parlement, le Conseil fédéral a examiné le mandat de la SSR et juge que celle-ci garantit un service public de qualité. Le gouvernement précise toutefois que les exigences posées à la SSR "doivent être renforcées, avec un budget identique".

L'attribution de nouvelles concessions en 2019 offre l'occasion de donner de nouvelles orientations au service public, juge le Conseil fédéral. La numérisation a modifié les habitudes de consommation des médias. Les jeunes en particulier ont des pratiques différentes. Pour les toucher, la SSR doit être plus présente sur le web.

Un rôle d'intégration

De la SSR, le Conseil fédéral attend que ses programmes et offres en ligne se différencient encore plus nettement des contenus commerciaux. Elle devra se concentrer sur l'information. Elle devra en outre renforcer son rôle d'intégration.

Pour les radios et TV locales financées par la redevance, il s'agira de préciser les dispositions concernant les informations régionales.

"Nous allons devoir revoir nos priorités, on ne pourra pas tout faire", a commenté Gilles Marchand, directeur de la RTS, en évoquant un "défi relevable" et disant sa satisfaction de voir les "données posées sur la table" en vue de futures discussions.

"La RTS est tout à fait au point au niveau numérique", relève encore Gilles Marchand, "même en comparaison de grands pays."

Ecouter le compte-rendu de Forum avec l'interview de Gilles Marchand:

Gilles Marchand, directeur de la RTS.
Forum - Publié le 17 juin 2016

boi avec ats

Publié le 17 juin 2016 - Modifié le 17 juin 2016

Un financement inchangé

Côté financement, les moyens actuels suffisent, juge le Conseil fédéral dans son rapport. La SSR et les chaînes locales sous concession pourront continuer de vivre sur la redevance (1,3 milliard) et les recettes de la publicité (environ 300 millions).

Le gouvernement n'a pas voulu d'un modèle dual réservant la redevance à la SSR et la publicité aux médias privés.

Il maintient l'interdiction pour la SSR de faire de la publicité en ligne pour les trois à cinq prochaines années. Elle n'aura pas non plus le droit de se lancer dans les petites annonces et les plateformes de e-commerce.