Modifié le 17 juin 2016

Le Conseil fédéral renonce à augmenter le prix des cigarettes

Le nombre de fumeurs a baissé d'environ 10% ces dix dernières années en Suisse.
Le nombre de fumeurs a baissé d'environ 10% ces dix dernières années en Suisse. [Jean-Christophe Bott - Keystone]
Le prix des cigarettes n'augmentera pas en Suisse. Tenant compte des critiques lors de la consultation et de l'abandon du taux plancher de l'euro, le Conseil fédéral a décidé vendredi de renoncer à une hausse de la taxe.

Le Conseil fédéral voulait continuer de se rapprocher de l'imposition minimale dans l'Union européenne, mais la compétence dont il dispose pour relever l'impôt sur le tabac a été entièrement épuisée lors de la dernière hausse de 10 centimes par paquet en 2013.

La révision de loi qu'il avait mise en consultation lui aurait offert une nouvelle marge de manoeuvre de 2,80 francs par paquet. Une hausse de l'impôt de 10 centimes génère des recettes supplémentaires avoisinant 50 millions.

Un îlot de cherté

Mais depuis le franc suisse s'est largement apprécié face à l'euro. Dès lors, le prix du paquet de cigarettes, qui était déjà supérieur à celui pratiqué en Allemagne, Autriche ou Italie, ne tient plus du tout la concurrence face aux pays voisins.

Le paquet de la classe la plus vendue s'achète actuellement 8 fr. 50 en Suisse, 7 fr. 64 en France, 6 fr. 42 en Allemagne, 5 fr. 67 francs en Italie et 5 fr. 34 en Autriche.

>> Ecouter aussi le débat entre Philippe Nantermod (PLR/VS) et Laurence Fehlmann Rielle (PS/GE)

Philippe Nantermod et Laurence Fehlmann Rielle.
Forum - Publié le 17 juin 2016

ats/sey

Publié le 17 juin 2016 - Modifié le 17 juin 2016

La droite s'oppose à la hausse

Lors de la consultation, la hausse de l'impôt a été vertement combattue par la droite et l'Union suisse des arts et métiers. UDC, PLR et USAM contestaient notamment l'effet préventif de cette mesure, y voyant davantage un moyen d'apporter des recettes à l'Etat.

Les milieux de la prévention réclamaient eux une hausse de l'impôt et ne se satisfaisaient pas d'une politique des petits pas. Il faudrait selon eux faire grimper par deux fois le prix du paquet de 80 centimes et porter la marge de manoeuvre du gouvernement à 3,50 francs.