Modifié le 26 mai 2016

La Suisse peut réduire ses pesticides de moitié d'ici 4 ans, selon un rapport

La Suisse utilise beaucoup trop de pesticides selon un rapport publié par des acteurs du secteur
La Suisse utilise beaucoup trop de pesticides selon un rapport publié par des acteurs du secteur 19h30 / 3 min. / le 25 mai 2016
La Suisse utilise beaucoup trop de pesticides par rapport aux besoins réels, pointe un rapport publié mardi. Selon ce dernier, il serait possible de diminuer les quantités de ses substances de plus de moitié d'ici 2020.

Elaboré par des acteurs de l'agriculture et de l'environnement, ce plan présente des alternatives possibles à l'utilisation actuelle des pesticides. Il vise à compléter celui du Conseil fédéral sur les produits phytosanitaires, qui sera mis en consultation ces prochaines semaines, a expliqué la Société Suisse de l'Industrie du Gaz et des Eaux.

La large alliance d'acteurs estime que les alternatives aux pesticides n'ont jusqu'ici pas été assez exploitées par la Confédération. Grâce à des mesures réalisables, il est possible de diminuer la quantité de ces substances de 40 à 50% dans l'agriculture et même de 80% dans les secteurs privés.

2000 tonnes de pesticides répandues chaque année

La Confédération est loin de l'objectif qu'elle s'était fixé, déplore l'alliance. La politique agricole prévoyait de diminuer dès 2005 l'emploi de produits phytosanitaires à 1500 tonnes par an.

Or, plus de 2000 tonnes de pesticides sont encore répandues chaque année en Suisse.

ats/hend

Publié le 25 mai 2016 - Modifié le 26 mai 2016

La Suisse, mauvaise élève

Le plan de réduction des pesticides se base sur une analyse systématique de la situation en Suisse et sur les expériences faites dans les pays qui ont déjà mis en place des mesures visant à réduire l'emploi des produits phytosanitaires.

L'analyse montre que la Confédération fait partie des Etats qui recourent à des quantités particulièrement élevées de pesticides. Entre 85% et 90% des produits phytosanitaires sont utilisés dans l'agriculture.

En 2014, une étude de l'Institut de recherche de l'eau du domaine des EPF menée sur cinq cours d'eau de taille moyenne du Plateau suisse a révélé qu'aucun ne respectait l'ordonnance sur la protection des eaux. Plus de 100 substances indésirables sont régulièrement identifiées dans les eaux helvétiques, argumentent les partisans.