Modifié le 16 février 2016

Disparités dans l'emploi des réfugiés de part et d'autre de la Sarine

La moyenne suisse des réfugiés au bénéfice d'un emploi dans le pays se situe à 20%.
Disparités dans l'emploi des réfugiés de part et d'autre de la Sarine Forum / 2 min. / le 16 février 2016
L'emploi des migrants au bénéfice de l'asile est un défi pour les cantons. Et le Blick souligne mardi de fortes disparités, avec 30% de réfugiés au bénéfice d'un permis B qui trouvent du travail dans les Grisons, contre 10% à Genève.

D'après les chiffres du Secrétariat d'Etat aux Migrations, la moyenne suisse des réfugiés au bénéfice d'un emploi dans le pays se situe quant à elle à 20,9%. Ainsi, l'ensemble des cantons romands et le Tessin se situent en dessous de cette valeur moyenne, alors que les cantons alémaniques la dépassent (sauf Soleure), avec une tendance encore plus forte pour les cantons de Suisse centrale.

Taux de chômage et secteur tertiaire

Les experts du marché du travail contactés par la RTS peinent à expliquer complètement cette différence entre les régions linguistiques. Mais tous s'accordent sur le fait que le taux de chômage joue un rôle. L'indice supérieur en Suisse romande rend ainsi les places de travail plus rares.

Le tissu économique des cantons explique aussi partiellement ce Röstigraben. Le besoin en main d'oeuvre peu formée aux Grisons est par exemple bien plus marqué, avec beaucoup de permis B employés précisément dans le secteur de la viande. Tandis que dans un canton comme Genève, les emplois se situent quasiment tous dans le secteur tertiaire.

Un permis B sollicité plus longtemps Outre-Sarine?

La différence des profils dans les permis B pourrait également jouer un rôle. Dans les cantons alémaniques, les réfugiés resteraient plus longtemps sous le régime du permis B qu'en Suisse romande. Et puisque l'insertion professionnelle prend des années, cela pourrait avoir une incidence sur les statistiques de l'emploi chez les réfugiés.

Enfin dernière hypothèse: les mouvements syndicaux sont très attentifs en Romandie. Ils militent pour l'emploi des réfugiés, mais aux mêmes conditions que les employés suisses.

Tania Sazpinar/jzim

Publié le 16 février 2016 - Modifié le 16 février 2016