Modifié le 07 janvier 2016

De plus en plus de médecins d'hôpitaux touchent des bonus

Deux professeurs de médecine dans un hôpital zurichois (image d'illustration).
Interview d'Arnaud Perrier, directeur médical des Hôpitaux universitaires de Genève Le Journal du matin / 1 min. / le 07 janvier 2016
Dans les hôpitaux suisses, le nombre de médecins touchant un bonus en fonction de leur prestation a augmenté ces dernières années. La fédération des médecins suisses (FMH) critique cette pratique.

Près d'un chef de service sur quatre et un médecin-chef sur cinq touchent un bonus lié à la prestation, a indiqué mercredi la FMH dans un communiqué. La part de bonus dans le salaire global a fortement augmenté, en particulier chez les médecins-chefs et les chefs de clinique.

La FMH dit s'opposer à cette pratique. L'association relève que la situation devient problématique dès lors que l'enjeu de réaliser le plus grand nombre d'opérations - parfois inutiles - est plus important que la qualité des soins apportés aux patients.

Privilégier des mesures d'incitation non financières

Dans les trente jours précédant l'étude, les médecins interrogés ont admis avoir pratiqué en moyenne 0,9 opération médicalement non indiquée.

Pour éviter de tels effets contre-productifs, la fédération des médecins recommande de privilégier des mesures incitatives non financières, tels que les "feed-back" des collègues ou des gratifications symboliques.

ats/ptur

Publié le 06 janvier 2016 - Modifié le 07 janvier 2016

La FMH dénonce un stress rampant et met en cause les assureurs

Près de 50% des médecins hospitaliers déclarent être soumis généralement ou fréquemment au stress. Selon l'étude, le stress a augmenté dans tous les groupes de médecins. Une grande majorité ont le sentiment que la qualité des traitements est influencée par la charge de travail. La part du travail administratif est aussi en hausse, au détriment du temps passé auprès des patients. Pour la FMH, cette tendance doit être inversée.

Selon l'association, la surcharge administrative vient en premier lieu des caisses maladies, qui "demandent de plus en plus souvent des informations complémentaires lors du contrôle des factures ou refusent de prendre en charge des traitements".