Modifié le 28 février 2015

La Suisse veut réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50%

La Suisse prévoit de réduire de moitié les gaz à effet de serre d'ici 2030
La Suisse prévoit de réduire de moitié les gaz à effet de serre d'ici 2030 19h30 / 2 min. / le 27 février 2015
La conseillère fédérale Doris Leuthard a annoncé vendredi ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre pour la Suisse, soit une diminution de 50% par rapport à 1990 d'ici 2030.

Au moins 30% de cet abaissement devra intervenir sur territoire helvétique. Le reste pourra être réalisé par le biais de projets à l’étranger. Ces buts avaient été approuvés par le Conseil fédéral en novembre.

Une réduction de 50% d'ici 15 ans "est ambitieux, mais réaliste. La Suisse annonce un objectif qu'elle veut pouvoir atteindre", a indiqué la conseillère fédérale en charge du dossier Doris Leuthard.

>> L'interview de la conseillère fédérale Doris Leuthard:

Doris Leuthard.
Le 12h30 - Publié le 27 février 2015

Nouvel accord international en 2015

Un nouvel accord climatique international doit être conclu lors de la Conférence sur le climat de Paris, en décembre 2015.

Tous les Etats membres de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques sont tenus d’annoncer leur engagement pour la période après 2020 avant cette échéance. Au plan national, un projet de révision de la loi sur le CO2 sera mis en consultation à la mi-2016.

ats/mo

Publié le 27 février 2015 - Modifié le 28 février 2015

Les réactions politiques

Les Verts recommandent une réduction de 75% d'ici 2030

En matière de climat, la Suisse doit montrer l'exemple, estime le parti écologiste. Elle gagnerait en crédibilité en se fixant un objectif de 75% de réduction des gaz à effet de serre d'ici 2030 - soit davantage que les 50% préconisés par le gouvernement.

L'UDC juge les objectifs du gouvernement irréalistes

Viser 50% de réduction des émissions de CO2 n'est pas seulement un but irréaliste. Cet objectif menace la prospérité suisse, selon l'UDC. Dans ce contexte d'envolée du franc et de concurrence internationale accrue, la décision du Conseil fédéral fait peser un risque sur la place économique suisse, estime le parti.