Modifié le 21 juillet 2014

La Banque cantonale vaudoise va livrer des noms aux Etats-Unis

Les noms d'employés de la Banque cantonale vaudoise vont être communiqués aux autorités américaines.
Les noms d'employés de la Banque cantonale vaudoise vont être communiqués aux autorités américaines. [Dominic Favre - ]
La Région Nord vaudois relaie lundi le témoignage d'un ex-employé de la Banque cantonale vaudoise (BCV) dont le nom va être transmis aux Etats-Unis dans le cadre du règlement du conflit fiscal.

La Banque cantonale vaudoise (BCV) va transmettre des noms de ses employés aux autorités américaines, révèle lundi La Région Nord vaudois. La BCV s'était inscrite dans la catégorie 2 pour les établissements estimant possible d'avoir des clients américains ayant commis un délit.

Dans une lettre envoyée à un ex-collaborateur et reproduite par le journal, la BCV indique: "dans le cadre de l'analyse des documents concernant ces comptes (US related accounts), votre nom a été identifié, du fait que vous avez été "suivi global" (...)

Ex-employé en colère

Sur la base de l'autorisation obtenue par les autorités fédérales suisses, cette information (nom et prénom) fera donc partie des données qui doivent être transmises aux autorités américaines".

L'ancien collaborateur de la BCV, témoignant dans La Région, ne cache pas sa colère. Il dit n'avoir jamais travaillé pour des clients américains ou être allé aux Etats-Unis. "Je n'ai jamais franchi la ligne et je n'accepte pas qu'on salisse mon nom".

ats/ptur

Publié le 21 juillet 2014 - Modifié le 21 juillet 2014

Environ 200 employés concernés

Environ 200 employés de la Banque cantonale vaudoise sont concernés par la procédure américaine qui oblige de fournir leurs noms, indique Christian Jacot-Descombes, porte-parole de la banque.

Il précise qu la BCV n'a pas "identifié de risques à ce stade pour ceux qui ont respecté les règles de la banque".

La BCV espère pouvoir convaincre ces collaborateurs. "Si certains s'opposent à la transmission de leur nom, le risque pourrait être alors de voir une procédure judiciaire s'engager", estime le porte-parole.