Modifié le 11 avril 2014

Berne restitue 35 millions de francs du clan Ben Ali à Tunis

Berne va restituer trente-cinq millions des fonds du clan Ben Ali à l'Etat tunisien
Berne va restituer trente-cinq millions des fonds du clan Ben Ali à l'Etat tunisien 12h45 / 1 min. / le 11 avril 2014
La Suisse s'apprête à restituer une partie des fonds du clan Ben Ali à l'Etat tunisien. Ces fonds avaient été gelés en 2011 à la suite de la révolution qui a renversé l'ancien président.

Le Ministère public de la Confédération a ordonné mercredi la restitution de 35 millions de francs à Tunis. Il s'agit de la première restitution d'avoirs gelés par la Suisse à un gouvernement dans le sillage du Printemps arabe.

"Blanchiment d'argent"

"Nous avons ouvert une enquête pour blanchiment d'argent et pour crime organisé. Nous avons pu trouver des moyens de preuve qui, au terme de l'analyse, nous permettent de dire qu'il s'agit de blanchiment d'argent et que cela appartenait à un groupe criminel autour de l'ex-président tunisien", a expliqué Michael Lauber, procureur général de la Confédération, à la RTS.

Le propriétaire des fonds est une personne proche du président déchu. Au sein de l'entourage de cet homme d’affaires, on "imagine mal qu'un recours ne soit pas déposé contre cette décision".

Le propriétaire des avoirs dispose d'un délai de 30 jours pour faire appel de la décision.

Lire également: "La restitution de l'argent du clan Ben Ali est un acte de justice"

Linda Bourget/moha

Publié le 11 avril 2014 - Modifié le 11 avril 2014

Encore 10 à 20 millions gelés

Après restitution des 35 millions de francs, les montants tunisiens encore bloqués se situeront "entre 10 et 20 millions", a précisé le procureur général de la Confédération.

Les avoirs gelés étaient tout d'abord estimés à 60 millions de dollars. Une partie de ces montants appartenaient à Ismaïl et Mohamed-Ali Mabrouk, deux hommes soupçonnés d'être liés à l’ancien régime.

Mais le Ministère public de la Confédération leur a rendu leurs fonds en mars dernier, au terme d’une enquête qui n’a pas confirmé les soupçons dont ils faisaient l’objet.