Modifié le 27 novembre 2013

Des magasins continuent de vendre des jeux vidéo violents aux mineurs

Des ados ont tenté d'acheté des jeux vidéos interdits aux moins de 18 ans.
Jeux vidéo violents vendus à des mineurs On en parle / 10 min. / le 27 novembre 2013
De grandes enseignes vendent encore des jeux vidéo violents à des mineurs en Suisse, malgré leur interdiction aux moins de 18 ans, selon une enquête de la RTS et de Bon à Savoir.

Lors d'une enquête menée par l'émission On en parle de la RTS et le magazine Bon à Savoir, trois grandes enseignes de l'électronique - Fust, M-Electronics et Media Markt - ont accepté de laisser des adolescents entre 14 et 16 ans acheter le jeu vidéo "Grand Theft Auto V", pourtant réservé aux plus de 18 ans par la classification PEGI en raison de son contenu violent.

Les résultats de l'enquête.
Les résultats de l'enquête. [ - Bon à savoir]

Les trois autres magasins sondés, FNAC, Interdiscount et Manor, ont en revanche fait preuve d’un comportement exemplaire en opposant un refus systématique aux enquêteurs en herbe.

Pas de sanctions

Les magasins qui ont remis ce jeu à des mineurs ne risquent rien, sauf dans le canton de Vaud où la norme PEGI a force de loi depuis 2006. En cas de non-respect, le commerçant y est passible d’une amende entre 500 et 10'000 francs.

Au niveau national, la loi actuelle ne prévoit aucune contrainte pour les jeux vidéo et électroniques, hormis une protection contre les représentations à caractère pornographique.

oang

Publié le 27 novembre 2013 - Modifié le 27 novembre 2013

Code de conduite

La grande majorité des détaillants, producteurs de jeux et importateurs ont signé un code de conduite édicté par la Swiss Interactive Entertainment Association (SIEA).

Par ce biais, ils s’engagent notamment à respecter le système PEGI, mais aussi à contrôler l’âge des acheteurs de jeux destinés aux plus de 16 ans et 18 ans.

Les récalcitrants sont passibles de sanctions pouvant aller du simple avertissement au refus de livraison de la marchandise dans le magasin.

La Fédération romande des consommateurs (FRC) a été mandatée par la SIEA pour recueillir les plaintes.

Les explications des enseignes

Toutes les enseignes épinglées reconnaissent leur erreur et la regrettent.

Migros précise qu'elle va prendre des mesures immédiates auprès de son personnel.

Fust indique qu'il s’agit d’un cas isolé qui ne correspond ni à sa politique ni aux efforts qu'elle a entrepris.

Media Markt ne s’explique tout simplement pas comment une telle erreur a pu se produire.