Mise à jour le 20 septembre 2013

Les stations de ski surestiment la longueur de leurs pistes

De nombreux skieurs passionnés on profité de la piste du Mont-Fort.
Les stations de ski ont tendance à exagérer, parfois nettement, la taille de leur domaine skiable. [Anthony Anex - Keystone]
Une étude allemande révèle que les stations de ski de l'arc alpin ont tendance à exagérer la longueur de leurs pistes. Dans certains endroits, l'écart va du simple au double.

Les stations de ski font des calculs compliqués pour mesurer leurs pistes, ce qui leur permet de gonfler leurs longueurs, selon une étude allemande.

Le domaine franco-suisse des Portes du Soleil revendique 650 km de pistes contre 425 km en réalité (+53%) et Les Deux Alpes (département français de l'Isère) 228 km au lieu de 134 km (+70%).

Pour certaines stations, l'écart va du simple au double: Les 4 Vallées, en Valais, avec une exagération de 151%, Les Sybelles, en Savoie, avec 120%, ou Isola 2000 (Alpes Maritimes) avec 123%.

Le "hors-piste sécurisé" comptabilisé

Les Portes du Soleil affirment être "en plein comptage des pistes" et ne pas pouvoir communiquer plus avant. Les Sybelles avouent que "certains tronçons sont comptabilisés plusieurs fois" sans préciser dans quelle proportion.

Quant au domaine des 4 Vallées, il n'hésite pas à prendre en compte certains "hors-pistes sécurisés" dans ses calculs et les considère même "comme plusieurs pistes" du fait de leur largeur.

ats/pym

Baisse de fréquentation des stations suisses

La France a été l'hiver dernier, pour la deuxième année consécutive, la première destination mondiale pour le ski, devançant de justesse les Etats-Unis. L'Autriche occupe la troisième place. La Suisse est loin du peloton de tête.

Selon une étude commandée par les Remontées mécaniques suisses, les journées-skieurs s'élevaient à 24,8 millions lors de l'hiver 2011-2012, la fréquentation la plus faible depuis la saison hivernale 2006-2007. Depuis 1993-94, où elles étaient encore proches des 35 millions, la baisse se poursuit graduellement.

On définit comme journée-skieur la visite journalière d’une personne venant pratiquer du ski ou snowboard (ou un sport de glisse assimilé) sur un domaine skiable, indépendamment du tarif payé.