Modifié le 06 mai 2013

Des employés d'hôtels que possède Unia sont payés moins de 4000 francs

Aldo Ferrari (syndicat Unia).
Aldo Ferrari, membre du comité directeur du syndicat Unia. [Didier kottelat - RTS]
Les syndicats sont au coeur d'une affaire révélée samedi par le Tages-Anzeiger. Certains employés des hôtels qu'ils possèdent sont payés en dessous du salaire minimal qu'ils exigent dans une initiative.

Les syndicats sont en mauvaise posture. Le Tages-Anzeiger a révélé samedi que de nombreux employés des hôtels que possèdent Unia et le Syndicat du personnel des transports ont un salaire en dessous de 4'000 francs par mois.

Les syndicats se trouvent ainsi en contradiction avec leurs propres exigences puisqu'ils ont lancé une initiative populaire en faveur d’un salaire minimum de 4'000 francs mensuels. Selon Aldo Ferrari, membre du comité directeur d'Unia, les salaires concernés seront augmentés. Il arrive aussi aux syndicats de se tromper.

"Excuse" du 13e salaire

Les syndicats ont tenté de se défendre en précisant que dans l'hôtellerie, il y avait  un 13e salaire. 4'000 francs sur 12 mois, comme le demande l'initiative, sur treize mois représente donc 3'690 francs. Mais même ainsi, environ un employé sur 10 à l'Hôtel Bern sont encore payés en dessous de ce seuil.

Une augmentation de salaire est prévue pour le premier janvier prochain. Mais cette affaire pourrait accélérer les choses. Le conseiller national bernois Corrado Pardini a réagi vigoureusement, demandant une correction immédiate. Des rencontres auront lieu dès demain entre le syndicat et la direction de l'hôtel, a appris la RTS.

Thibaut Schaller/lan

Publié le 06 mai 2013 - Modifié le 06 mai 2013

Une tradition historique qui pose problème

A la fin de l'année passée, la vente de l'hôtel Préalpina de Chexbres, aussi en mains d'Unia avait fait des remous.

Le syndicat l'avait cédé à un homme d'affaires russe, actif dans le trading. A l'époque, le conseiller national UDC zurichois Christoph Mörgeli s'en était largement gaussé.

Samedi, à l'assemblée du PLR, c'est le président du parti, Philipp Müller qui est allé de son couplet sarcastique à l'encontre des syndicats qui ne paient même pas le salaire minimum qu'ils réclament dans leur initiative.