Mise à jour le 01 mai 2013

Accord signé au pied de l'Everest, malgré les versions discordantes

Pugilat au sommet pour le célèbre alpiniste bernois Ueli Steck.
Ueli Steck a été impliqué dans une bagarre avec des sherpas au pied de l'Everest. [DR]
Un accord a été signé suite à la dispute qui a opposé samedi dans l'Everest des alpinistes occidentaux, dont le Suisse Ueli Steck, à des sherpas. Les versions des deux camps demeurant discordantes, l'enquête népalaise se poursuit.

"Lundi, nous nous sommes retrouvés au camp de base. Tous les chefs de l'expédition étaient présents ainsi que notre escorte. Nous avons tous signé un accord", a expliqué mercredi Ueli Steck dans une interview accordée à "Migros-Magazine". (Lire: Une star de l'alpinisme suisse mêlée à un pugilat violent au pied de l'Everest )

Selon le montagnard bernois, ce texte stipule que par un "malencontreux hasard, notre équipe et les sherpas se sont télescopés" à proximité du camp numéro 3, situé à plus de 7000 mètres d'altitude. L'accord précise que "de tels événements ne doivent plus jamais se reproduire".

"Quelques jurons"

Alors que les trois hommes se dirigeaient vers le camp numéro 3, ils ont aperçu une équipe de sherpas qui souhaitait assurer la même route, explique Ueli Steck. "Pour ne pas les gêner, nous nous sommes déplacés de 50 mètres", une manoeuvre que "n'ont pas du tout appréciée" les sherpas.

Une fois parvenus au camp, les trois Occidentaux ont été apostrophés par le leader des sherpas, qui a fait des moulinets avec ses deux piolets, poursuit l'alpiniste. "Simone a haussé le ton et lâché quelques jurons", après quoi la tension a augmenté: selon Ueli Steck, "une centaine de sherpas se sont rués sur nous", assure-t-il.

ats/mre

Versions discordantes

Interrogé par la publication "Outside Magazine", un autre alpiniste logeant au camp numéro 3 présente les faits différemment que l'alpiniste suisse. Selon l'Américain Garrett Madison, les sherpas auraient demandé à Steck et Moro d'attendre qu'ils aient préparé des cordes pour commencer leur ascension. "Simone a commencé à hurler, notamment avec des mots incendiaires."

Plus tard, un autre alpiniste occidental, n'ayant rien à voir avec cette première dispute, aurait jeté de l'huile sur le feu en s'en prenant physiquement à un sherpa, a précisé Garrett Madison. Sa compatriote Melissa Arnot, qui a également assisté à la bagarre, a de son côté indiqué à la chaîne ABC "que les alpinistes étrangers sont fautifs et que les sherpas ont fait des erreurs de communication."