Modifié le 04 mars 2013

Création d'une alliance de femmes pour davantage de parité

A travail égal, une femme doit travailler jusqu'au 7 mars pour atteindre le même salaire que celui encaissé par un homme au 31 décembre.
A travail égal, une femme doit travailler jusqu'au 7 mars pour atteindre le même salaire que celui encaissé par un homme au 31 décembre. [ - AFP]
Une alliance de femmes, de droite comme de gauche, s'insurge contre les écarts salariaux, qui atteignent encore 18,4% aujourd'hui, et exige davantage de transparence.

A travail égal, une femme doit travailler jusqu'au 7 mars pour atteindre le même salaire que celui encaissé par un homme au 31 décembre. Pour marquer leur indignation à ce propos, les femmes de l'USS, du PBD, du PS, du PDC, du PLR, du PVL et des Verts, ainsi que les Business and professional Women, s'allient en vue de participer à l'"Equal Pay Day" du 7 mars et à la Journée internationale de la femme le 8.

Lors d'une conférence de presse lundi à Berne, les participantes ont commenté le refus de l'article sur la politique familiale. Ce coup porté à l'amélioration des conditions de participation des femmes à la vie professionnelle laisse un "goût amer", a résumé la conseillère nationale Ursula Haller (PBD/BE).

Les bonus ne suffisent pas

Côté salaire, les bonus ne suffisent pas, selon elle: si 31,5% des hommes en touchent, seules 23,9% des femmes en bénéficient, les premiers à raison de 13'899 francs en moyenne, contre 4860 francs pour les secondes.

Les femmes radicales-libérales en appellent aux entreprises, leur demandant d'adhérer au Dialogue sur l'égalité des salaires instauré sous l'égide de la Confédération. Jusqu'ici, seules 32 sociétés se sont soumises à ce contrôle transparent des salaire, l'objectif fixé étant de 100 entreprises d'ici 2014, a rappelé la présidente Carmen Walker Späh.

Mesures étatiques

Si ce but n'est pas atteint, les femmes socialistes mettront un terme "à la phase de bon vouloir pour exiger des mesures étatiques", a rétorqué la conseillère nationale Marina Carobbio (PS/TI). Tiana Moser (PVL/ZH)) a elle aussi appelé l'Etat à réagir, lui qui paie des milliards de francs pour la formation de jeunes femmes qui seront ensuite discriminées dans le monde professionnel.

La représentation des femmes dans les cadres et les conseils d'administration est aussi misérable, selon la présidente des femmes vertes Katharina Prelicz, qui a exigé l'introduction de quotas.

ats/ptur

Publié le 04 mars 2013 - Modifié le 04 mars 2013

Femmes: davantage d'heures de travail mais peu de postes dirigeants

Le taux d'activité professionnelle des femmes en âge de travailler en Suisse atteignait 76,7% en 2011 (88,7% pour les hommes), contre 68,2% en 1991. Cette progression s'explique surtout par la forte proportion de femmes travaillant à temps partiel, soit six sur dix actuellement, contre seulement cinq en 1991.

La population salariée occupant une position dirigeante comptait presque un tiers de femmes en 1996. En 2011, les chiffres n'ont pratiquement pas bougé.

La gent féminine a aussi rattrapé son retard dans la formation. Les femmes entre 25 et 64 ans sont deux fois plus nombreuses à posséder un diplôme d'une haute école qu'en 1999, leur part passant de 9% à 21,7% (contre 27,6% des hommes) en 2011.

Hommes et femmes continuent d'avoir leurs préférences propres dans le choix des professions et filières d'études. Si les premiers se tournent plus souvent vers des formations techniques, les femmes optent pour la santé, les sciences humaines et sociales ainsi que l'enseignement.