Mise à jour le 18 janvier 2013

Pas d'avancée dans les négociations fiscales entre la Suisse et l'Italie

Giulio Terzi et Didier Burkhalter ont signé vendredi un accord de coopération renforcée concernant notamment les relations bilatérales, les relations transfrontalières et les relations européennes.
Giulio Terzi et Didier Burkhalter ont signé vendredi un accord de coopération renforcée concernant notamment les relations bilatérales, les relations transfrontalières et les relations européennes. [AFP]
Malgré le déplacement vendredi à Rome du conseiller fédéral Didier Burkhalter, les discussions sont gelées en matière fiscale entre la Suisse et l'Italie, dans l'attente des élections législatives à venir dans ce pays.

Le conseiller fédéral Didier Burkhalter a rencontré son homologue italien Giulio Terzi vendredi à Rome. Aucune avancée notable dans le domaine du conflit fiscal n'a été signalée, alors que le gouvernement italien sera prochainement renouvelé.

"Nous nous trouvons dans une phase où les discussions sont un peu gelées. Il n'y aura pas de décision avant les législatives", a déclaré à l'ats le porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Jean-Marc Crevoisier. L'Italie a toutefois assuré qu'une continuité avec le prochain gouvernement était prévue et que les discussions se poursuivraient.

L'échec de Rubik n'a pas été abordé

L'échec de l'accord Rubik en Allemagne n'a pas été évoqué, a précisé Jean-Marc Crevoisier. "Je ne pense pas que cet échec ait une quelconque influence dans les discussions avec l'Italie", a-t-il encore ajouté.

Cité par l'agence italienne ANSA, Giulio Terzi a lui estimé plus tard que le groupe de pilotage avec des représentants des deux pays constituait "un instrument efficace et en mesure de donner les résultats souhaités".

ats/jgal

Un projet de gazoduc intéresse la Suisse

Si la rencontre a également été l'occasion d'effectuer un tour de l'actualité internationale avec, notamment une longue discussion concernant la situation au Mali, il a aussi été question d'énergie entre les deux pays.

La Suisse a fait part de son intérêt au sujet de l'accord signé entre l'Italie, la Grèce et l'Albanie concernant le projet de gazoduc Trans Adriatic Pipeline Projekts (TAP). Avec ce chantier passant par l'Adriatique, "l'Italie va devenir un hub en matière de livraison de gaz", a relevé Jean-Marc Crevoisier.

Ce pipeline stratégique devrait transporter du gaz d'Azerbaïdjan jusqu'en Suisse dès 2018. L'entreprise suisse EGL, une filiale d'Axpo, est partie prenante à hauteur de 42,5 %.

Le gaz naturel est la troisième source d'énergie en Suisse derrière le pétrole et l'électricité.