Mise à jour le 04 janvier 2013

La Suisse est le premier importateur de nourriture au monde

Vers 14h, sur les préalpes vaudoises, les premières éclaircies au-dessus de meules de foin. Arrière-plan le Pic Chaussy.
L'importation de fourrage a particulièrement augmenté ces dernières années en Suisse, atteignant à présent la moitié du fourrage utilisé. [Daniel Aebersold - DR]
La Suisse est le pays qui importe le plus de produits alimentaires, selon un rapport présenté vendredi par l'Union suisse des paysans (USP). L'Union évoque aussi la baisse des revenus des agriculteurs suisse.

La Suisse importe toujours plus de produits alimentaires. Elle est ainsi devenu le pays qui importe le plus de nourriture par habitant au monde, constate un rapport présenté vendredi par l'Union suisse des paysans (USP).

52% d'autonomie

Le degré d'autonomie de la Suisse s'élève encore à 52%, explique Francis Egger, responsable du département de l'économie au sein de l'USP. L'importation de fourrage a particulièrement augmenté ces dernières années, atteignant à présent la moitié du fourrage utilisé.

Par ailleurs, 80% des produits alimentaires importés provient d'Europe, notamment d'Allemagne, de France et d'Italie, précise Francis Egger. Et de constater que "pour assurer notre alimentation, nous occupons à l'étranger la même surface qu'en Suisse".

Le revenu des agriculteurs

Le rapport de l'USP s'est également intéressé aux conséquences des produits finis sur les revenus des agriculteurs. Ces produits, toujours plus souvent préférés aux aliments bruts, rapportent moins aux paysans, déclare Markus Ritter, président de l'USP.

Ce dernier demande donc une répartition du prix plus juste pour les paysans et un marché des produits alimentaires plus transparent. Une demande aussi exprimée par les consommateurs: "Les gens s'énervent quand ils achètent à prix fort un produit au magasin, et qu'ils apprennent le peu qui est ensuite payé aux paysans".

Selon Jacques Bourgeois, directeur de l'USP, les consommateurs sont prêts à payer "un supplément limité" pour les produits suisses. Une volonté qui se contredit parfois avec le souhait de ne pas payer trop cher les produits alimentaires, reconnaît le politicien PLR fribouregois.

ats/aduc