Filippo Lombardi, un nouveau président aux Etats 100% tessinois
Le nouveau président du Conseil des Etats, le démocrate-chrétien Filippo Lombardi, amène un peu d'"italianità" au Parlement. Des discours en italien et un engagement pour les intérêts du Tessin marquent sa griffe à Berne. Malgré des casseroles judiciaires, ce profil lui assure des résultats électoraux supérieurs à la moyenne dans son canton.
Le journaliste Filippo Lombardi siège au Conseil des Etats depuis 1999. Il passe pour être l'un des rares Tessinois à s'être taillé une réputation au nord du Gothard, mais pas toujours à son avantage. A Berne, son engagement va prioritairement aux intérêts du Tessin.
Le Gothard au centre de ces priorités
Le PDC tessinois Filippo Lombardi a échappé à la prison en 2005. [Karl Mathis / Keystone]
La construction d'un deuxième tube au Gothard lui tient particulièrement à coeur. Ce politicien engagé dans la politique des transports a évoqué le projet en 2008, avant que le Conseil fédéral ne présente l'assainissement de la galerie existante et la longue fermeture que cette réfection implique.
Filippo Lombardi s'approprie aussi les débats récurrents au Tessin, comme l'harmonisation des heures d'ouverture des magasins ou la promotion des langues latines. Ainsi, le Tessinois ne fait que preuve de cohérence lorsque, en tant que vice-président du Conseil des Etats, il animait en italien les débats.
Une réputation sulfureuse
L'image du Tessinois n'est toutefois pas sans ombres: en 1994, il a truqué les chiffres du tirage du "Giornale del popolo" et, à plusieurs reprises, il a été puni pour des infractions au code de la route. Après un accident de la circulation en 2005 sous influence de l'alcool, il a même risqué une peine de prison mais s'en est tiré avec une amende.
Son retrait du parti avait alors été évoqué. Le PDC a finalement renoncé à le réclamer lorsqu'il est apparu que Filippo Lombardi échappait à une peine privative de liberté.
ats/moha