Le Parti libéral-radical propose un paquet de mesures contre l'insécurité
La sécurité devient le cheval de bataille du Parti libéral-radical (PLR). Ce dernier estime qu'il faut réagir face à une augmentation du nombre de cambriolages, de lésions corporelles ou des problèmes liés à la drogue. La législation n'est plus adaptée à l'évolution de la criminalité.
La Suisse n'est plus un îlot de sécurité, a souligné vendredi en conférence de presse à Berne la conseillère d'Etat vaudoise Jacqueline de Quattro, présidente de la "Taskforce Sécurité" au sein du PLR. "Nous sommes dépassés par les événements", notamment en ce qui concerne la drogue.
Ce marché réaliserait en Suisse un demi-milliard de francs par an de chiffre d'affaires, d'après des chiffres avancés par le parti. Pour la cocaïne, le pays serait même celui qui présente le plus grand chiffre d'affaires.
Punir plus sévèrement les dealers
Le PLR propose un paquet de mesures "raisonnables, pragmatiques et ciblées". Il s'agit par exemple de punir plus sévèrement les dealers, quels que soient la quantité de drogue et que la vente ait lieu dans un lieu public ou en privé.
Les jugements contre les personnes qui menacent les fonctionnaires et les autorités doivent également être "plus durs". Ces employés représentent l'Etat et doivent être dûment protégés.
Procédures accélérées pour les petits délits
Le PLR tient à une meilleure collaboration entre les cantons et avec la Confédération et à une mise en commun des outils d'intervention. Il faut davantage de places de détention et que la justice puisse suivre.
Des procédures accélérées et simplifiées pour la petite délinquance et les flagrants délits devraient permettre d'éviter d'attendre des mois avant que le verdict ne tombe.
agences/vtom