La crédibilité de la Confédération sauvée par un coup de chance
Sans un coup de chance, la réputation et la crédibilité de la Confédération auraient été durablement ternies par le vol de données au Service de renseignement, admet Ueli Maurer. Le ministre de la défense assure en revanche que la Suisse et ses habitants n'ont guère été menacés dans leur intégrité physique.
On ne peut jamais être sûr à 100% qu'on peut empêcher une telle fuite, a déclaré le conseiller fédéral dans une interview parue samedi dans la "Neue Zürcher Zeitung". Et Ueli Maurer d'évoquer les limites de la confiance humaine.
Aucune conséquence disciplinaire
Ueli Maurer assure que la Suisse et ses habitants n'ont pas été menacés dans leur intégrité physique. [Peter Schneider - Keystone]
Des mesures ont cependant déjà été prises et des contrôles supplémentaires diligentés à différents niveaux. Il s'agit notamment d'examiner quels supports de données externes ont le droit d'être reliés au système informatique du Service de renseignement, a expliqué le ministre.
Selon le conseiller fédéral UDC zurichois, l'affaire n'aura pas de conséquences disciplinaires. Aucune négligence n'a été commise, selon lui. Le vol est la conséquence d'une activité criminelle du collaborateur interpellé. Et c'est par hasard que l'affaire a été découverte, admet Ueli Maurer sans préciser les détails.
Relations diplomatiques en jeu
Pour la Suisse, l'enjeu était important. Non que les données volées auraient pu mettre en danger le territoire, les infrastructures ou la population suisses, mais, effet collatéral, la remise à des tiers de ces informations secrètes aurait eu des conséquences diplomatiques.
Des Etats étrangers auraient en effet pu se sentir menacés en sachant que des données concernant leurs propres services de renseignement auraient pu tomber entre n'importe quelles mains.
ats/rber