Mise à jour le 14 septembre 2012

Le Conseil fédéral rejette l'initiative pour la suppression du service militaire

Le Conseil fédéral estime que le modèle d'armée combinant obligation de servir et système de milice reste le meilleur pour la Suisse.

Le Conseil fédéral estime que le modèle d'armée combinant obligation de servir et système de milice reste le meilleur pour la Suisse. [Steffen Schmidt - Keystone]

Le Conseil fédéral a rejeté vendredi l'initiative populaire du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) visant à supprimer ce modèle, sans lui opposer de contre-projet.

L'l'initiative du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) visant à aboutir à une armée de milice volontaire a été rejetée par le Conseil fédéral ce vendredi.

Le texte du GSsA veut parallèlement créer un service civil volontaire qui serait ouvert à toute la population. Quant à la taxe militaire, elle serait abrogée.

Opposé à cette idée, le ministre de la défense Ueli Maurer a affirmé qu'une armée de milice couplée à l'obligation de servir reste le modèle le plus efficace et le meilleur marché.

"Sécurité du pays en danger"

Le passage à un système volontaire mettrait en danger la sécurité du pays, a affirmé le ministre qui a rajouté que les effectifs de l'armée dépendraient de la bonne volonté de la population. Si la situation économique se péjore, les soldats afflueront mais si elle s'améliore, les gens préféreront un emploi civil, a prédit le conseiller fédéral.

Ueli Maurer a également brandi la menace de voir l'armée ne recruter que de "rambos" et des extrémistes.

Le message va maintenant être transmis aux Chambres fédérales qui délibéreront lors des sessions d'hiver 2012 et de printemps 2013. La votation populaire aura lieu au plus tôt le deuxième semestre 2013.

agences/mre

Le GSsa se réjouit du débat

Selon le GSsA, le rejet de l'initiative sur l'armée montre l'entêtement du gouvernement.

"Cette opposition montre que le Conseil fédéral est encore attaché à un concept militaire totalement dépassé", a communiqué vendredi le GSsA. Depuis la fin de la Guerre froide, l'armée cherche sans arrêt de nouvelles tâches pour justifier ses dépenses massives, a-t-il précisé.

L'initiative "Oui à l'abrogation du service militaire" constitue pour les électeurs une opportunité de se prononcer sur un principe "que la hiérarchie militaire veut maintenir à tout prix".

Le GSsA dit se réjouir d'une campagne qui ébranlera ce principe.