Assura veut faire avancer la cause du don d'organes
Pour faciliter le don en cas de décès et réduire les listes d'attente d'organes, Assura veut inscrire le principe du consentement présumé dans la loi. La caisse s'appuie sur un sondage auprès de ses assurés et n'exclut pas de lancer une initiative populaire pour parvenir à ses fins si rien ne bouge de manière déterminante dans un proche avenir.
Assura dit sa déception face aux méthodes jugées obsolètes de Swisstransplant (organisme chargé de gérer le don d'organe en Suisse) pour faciliter le don d'organes. La Suisse est, de fait, très en retard par rapport à ses voisins européens en la matière.
Un fichier interne des donneurs
La caisse maladie commencera par inscrire la volonté - ou non - de ses membres de donner leurs organes sur la puce de leur carte d'assuré. Elle souhaite aussi créer un fichier central de donneurs.
L'assureur alertera surtout les parlementaires fédéraux pour que le principe du consentement présumé soit inscrit dans la loi - quitte à passer par l'initiative populaire s'il le faut.
Valérie Hauert/oang