Modifié le 11 mai 2012

Les conditions du regroupement familial jugées trop difficiles

L'Observatoire du droit d'asile et des étrangers a documenté 11 situations difficiles qui montrent la sévérité des lois en matière de regroupements familiaux
L'Observatoire du droit d'asile et des étrangers a documenté 11 situations difficiles qui montrent la sévérité des lois en matière de regroupements familiaux [Gaetan Bally - ]
Les difficultés qu'entraîne l'application du droit d'asile en matière de regroupement familial inquiète l'Observatoire du droit d'asile et des étrangers dans un rapport publié jeudi.

La sévérité des lois en matière de regroupements familiaux débouche fréquemment sur des situations difficiles et sans issue, constate l'Observatoire du droit d'asile et des étrangers (ODAE). Les droits des personnes concernées sont en conflit constant avec les restrictions légales.


Il est difficile de voir un juste équilibre entre les droits individuels et la politique migratoire restrictive dans le climat actuel, très agressif, note l'ODAE. Celui-ci a présenté jeudi un rapport intitulé "Le regroupement familial et les limitations au droit à la vie familiale".


Situations sans issue

Ce rapport se fonde sur 11 situations documentées par l'ODAE. Elles témoignent des conséquences difficiles qu'entraîne l'application du droit d'asile en matière de regroupement familial, à la fois pour les migrants et pour les Suisses qui souhaitent faire venir au pays leurs proches étrangers.


Les migrants non-européens ont toutes les peines du monde à remplir dans les délais prescrits les conditions matérielles au regroupement familial, notamment un logement adéquat et un revenu pour prendre en charge toute la famille.


ats/vtom


Publié le 10 mai 2012 - Modifié le 11 mai 2012