Des consultations par vidéoconférence en pharmacie
09.01.2012 15:34Le projet netCare doit permettre aux malades de consulter un médecin via écran interposé et sans délai dans une pharmacie. Il est prévu pour une durée de deux ans, afin de savoir comment réagit la population, ont indiqué devant les médias lundi à Berne pharmaSuisse, le centre de télémédecine Medgate et l'assureur Helsana.
"De plus en plus de personnes n'ont pas de médecin de famille et les centres d'urgence sont chroniquement surchargés : les pharmaciens peuvent apporter une aide efficace", a argumenté le président de l'organisation faîtière des pharmaciens, Dominique Jordan. Ce nouveau service permettra notamment de dépanner les malades dont le médecin est en vacances, selon les organisateurs du projet.
Gratuit pour les assurés d'Helsana
Les pharmaciens disposeront de critères et d'instructions clairs quant à la façon de trier les patients et suivront une formation à cet effet, ont précisé les trois partenaires. Il reviendra au pharmacien de proposer au client la consultation en pharmacie, qui a lieu dans une pièce à part.
Après avoir posé un certain nombre de questions, le professionnel de la santé déterminera s'il estime nécessaire de contacter un médecin du centre Medgate, qui examinera le patient par écran interposé. Le pharmacien pourra toutefois aussi conseiller à son client de voir son médecin de famille ou de se rendre directement aux urgences, a précisé Dominique Jordan.
Ce nouveau service ne coûtera rien aux assurés d'Helsana, a expliqué Pius Gyger, responsable Politique de la santé pour l'assurance. Des négociations sont en cours avec les autres caisses qui collaborent avec Medgate, a ajouté Andy Fischer, CEO du centre de télémédecine. Les patients non assurés chez Helsana devront payer de leur poche : 15 francs le conseil pharmaceutique et 48 francs la consultation télémédicale.
Combler la pénurie de généralistes
Un des objectifs du projet est de combler la pénurie de médecins généralistes, en particulier à la campagne, ont aussi mentionné les organisateurs. La plupart des 200 pharmacies qui participent au projet sont pourtant situées dans les régions urbaines de Suisse alémanique. La moitié des pharmacies qui participent au projet font partie du groupe Toppharm. Le reste est composé d'exploitations indépendantes.
Beaucoup de pharmaciens des régions excentrées ont été découragés par les coûts à prendre en charge, de 10'000 francs par année, a reconnu Dominique Jordan, ajoutant espérer qu'ils seront nombreux à rejoindre le bateau dans deux ans.
ats/dk