Mise à jour le 14 novembre 2010

Lourde amende pour un couple de skieurs

Les skieurs avaient déclenché une coulée en coupant entre deux pistes à Zermatt.
Les skieurs avaient déclenché une coulée en coupant entre deux pistes à Zermatt. [Keystone]
Un couple de skieurs responsable d'une coulée de neige à Zermatt a été condamné à payer une amende de plusieurs centaines de francs et à 30 jours-amendes de plusieurs milliers de francs avec un sursis de deux ans, indique le Matin Dimanche. La condamnation pourrait faire jurisprudence.

La justice valaisanne serre la vise face aux skieurs hors-piste, constate Le Matin Dimanche. Le 31 décembre de l'année passée, un couple qui skiait avec cinq enfants avait déclenché une coulée de neige en coupant entre deux pistes au-dessus de Zermatt. Emportés par la masse de neige détachée, deux enfants avaient dû être examinés par un médecin. Le risque d'avalanche existait ce jour-là.

Le 27 octobre, la justice a été claire dans sa volonté de punir sévèrement les personnes qui déclenchent des avalanches en pratiquant le hors-piste: les deux skieurs ont été condamnés à 30 jours-amendes avec un sursis de deux ans, pour un total de 13'500 francs pour l'un et 4350 francs pour l'autre. Ils devront aussi s'acquitter de 3500 et 1100 francs d'amende, ainsi que de frais de justice et de police s'élevant à 650 francs.

Ce jugement pourrait faire jurisprudence, en même temps que celui très attendu lié à l'avalanche d'Anzère causée par trois freerideurs.

Autre verdict attendu

Le jugement des skieurs de Zermatt a été rendu le 27 octobre, soit le jour de l'inculpation des trois freerideurs d'Anzère, dont le procès pourrait conduire à l'interdiction pure et simple de la pratique du hors-piste en bordure de piste. En effet, c'est la première fois que les responsables d’une avalanche, qui a débouché sur une piste balisée et qui a fait des blessés, ont pu être identifiés.

Ces trois personnes - deux médecins neuchâtelois de 32 et 42 ans et une Valaisanne de 34 ans - sont poursuivis au pénal pour "entrave à la circulation publique par négligence".

Selon Marc-André Mabillard, l’avocat de l’un d’entre eux, "la pente (…) empruntée était déjà pleine de traces et était même utilisée par les moniteurs de ski d'Anzère pour enseigner la pratique du hors-piste".

bri