Réseau Santé Valais: la direction contre-attaque
09.06.2010 14:58Ils n'étaient pas moins d'une dizaine mercredi, membres de la direction générale et du corps médical, à faire "toute la lumière" sur les attaques dont est victime le RSV depuis février dernier. Ils se sont appliqués à démontrer la qualité d'un réseau qui, selon eux, n'a pas à rougir face aux plus grands centres hospitaliers de Suisse.
Certes, la planification hospitalière débutée il y a six ans n'est pas une balade de santé. "Comment pourrait-il en être autrement quand il s'agit de rassembler et de faire cohabiter près de 450 médecins, 1600 infirmières pour traiter 37'500 patients et assurer 317'000 visiteurs ambulatoires par année?", s'est interrogé Raymond Pernet, président du Conseil d'administration du RSV.
Dénonciation pénale
Mais les problèmes seraient incomparables avec ceux dénoncés ces derniers mois par l'ex-conseiller d'Etat Serge Sierro et l'ancien professeur d'université Jean-Claude Pont. Si le chirurgien Daniel Savioz a été dénoncé pénalement par le RSV pour violation des dispositions légales sur la protection des données et le secret professionnel, Messieurs Sierro et Pont, sont, eux menacés de poursuites civiles.
Pour mémoire, le médecin-chef Daniel Savioz avait émis des doutes sur les résultats médicaux obtenus par le service de chirurgie abdominale et viscérale du RSV. Ne se sentant pas écouté par sa hiérarchie, il avait transmis pour avis une cinquantaine de dossiers au professeur Philippe Morel, patron de la chirurgie viscérale aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).
Le problème est que les patients concernés n'étaient pas ceux du docteur Savioz et que les dossiers étaient nominatifs. "Les conventions entre le RSV et les HUG prévoient l'échange d'avis sur le diagnostic et le traitement de cas particuliers mais en aucun cas elles ne permettent aux médecins de violer des dispositions légales, a rappelé mercredi Damian König, chef des affaires juridiques et éthiques au RSV.
"Nous ne pouvions en aucun cas fermer les yeux. Sans compter que nous avons reçu des lettres de patients très fâchés qui se sentent lésés et souhaitent déposer plainte pénale", a encore précisé à l'ATS Damian König.
ats/cab