Toujours moins de paysans en Suisse
28.06.2010 12:09Globalement, la baisse du nombre d'exploitations agricoles, toutes formes confondues, atteint 1250 en moyenne chaque année, soit 1,8%.
Le "bio" souffre également
En 2005, quelque 6400 exploitations biologiques étaient
recensées. En 2007, elles n'étaient plus que 6200 (-3,4%), indique
jeudi l'Office fédéral de la statistique dans un communiqué. Au
total, ce type d'exploitations représente 10% des surfaces
agricoles.
Même s'il est encore un peu tôt pour tirer des conclusions,
différents facteurs peuvent expliquer cette baisse, explique Daniel
Bohnenblust de la section environnement, développement durable,
agriculture de l'OFS. Il y a deux ou trois ans, la vente de lait
biologique a rencontré quelques problèmes, poursuit-il.
Les démarches administratives, relativement compliquées dans le
domaine de l'agriculture biologique, freinent certains, précise-t
il. Et d'ajouter que le durcissement l'an dernier des procédures
d'achat de nourriture pour animaux y est peut-être aussi pour
quelque chose.
Des exploitations plus grandes
Mais si de façon générale, les exploitations agricoles
diminuent, leur taille augmente. En 2007, 21% des exploitations
avaient une surface agricole utile de 25 hectares et plus, contre
16% en 2000.
La tendance se confirme du côté des exploitations élevant des
bovins. Depuis 2000, leur nombre a reculé de plus de 14% et la
taille moyenne des troupeaux est passée de 31 à 36 bêtes.
Davantage d'"exotisme"
L'élevage de vaches mères et de vaches nourrices maintient par
contre sa forte croissance. Depuis le recensement de 2000, leur
nombre a plus que doublé, passant de 44'900 à 93'600. Au total, le
cheptel bovin reste donc stable (1,57 million de bêtes en
2007).
L'OFS souligne encore le nombre croissant d'exploitations élevant
des animaux «exotiques». Les élevages de bisons, cerfs, lamas ou
encore d'alpagas ont en effet presque doublé en sept ans, pour
s'établir à 660. A noter que les cultures céréalières ont également
connu une baisse entre 2000 et 2007 (-14%). En revanche, la
production de betteraves sucrières (+17%) et de colza destiné à la
fabrication d'huile comestible (+42%) prennent, elles,
l'ascenseur.
ats/cer