Modifié le 28 juin 2010

Lavaux au Patrimoine mondial de l'Unesco

Lavaux fait son entrée au Patrimoine mondial de l'Unesco
Lavaux fait son entrée au Patrimoine mondial de l'Unesco [DR]
L'Unesco a inscrit jeudi Lavaux au Patrimoine mondial. Le site naturel Jungfrau-Alestch-Bietschhorn a pour sa part reçu l'aval de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture pour son agrandissement.

Les cloches des quatorze communes du vignoble vaudois ont sonné
jeudi à 11h45 pour marquer l'événement.

La nouvelle a été annoncée à la presse réunie à Lutry (VD) par
la préfète du district Florence Siegrist. Lavaux est le premier
site de Suisse romande à être inscrit au Patrimoine mondial de
l'Unesco, s'est félicité Jean-Frédéric Jauslin, chef de l'Office
fédéral de la culture (OFC).





Cette décision a été prise «à l'unanimité et avec félicitations»
par l'assemblée de l'Unesco réunie en Nouvelle-Zélande, a précisé
par téléphone Bernard Bovy, président de l'Association promotrice
de la candidature. Le comité décisionnel de l'Unesco est en
conclave depuis samedi dernier à Christchurch. Ces vingt et un
experts sont réunis jusqu'au 2 juillet. Ils choisissent les sites à
distinguer pour leur «valeur universelle exceptionnelle».

Vignobles en terrasse

Le site de Lavaux, sur les rives vaudoises du Léman, comprend
800 hectares de vignes en terrasse et quatorze bourgs. L'idée de
l'inscrire au Patrimoine de l'Unesco a vu le jour en 1999 au niveau
cantonal.





Six sites suisses figurent déjà au Patrimoine mondial. Ce sont la
vieille ville de Berne, le couvent de Saint-Gall, le couvent
bénédictin de Saint-Jean-des-Soeurs à Müstair (GR), les châteaux de
Bellinzone, la région Jungfrau-Aletsch-Bietschhorn, qui pourra
s'agrandir (lire ci-contre) et le Monte San Giorgio.

Le Patrimoine mondial compte 830 sites

Initiée en 1972, la liste du Patrimoine mondial compte 830 sites
dans 139 pays. Le comité en retient chaque année une trentaine.
Pour la première fois, il pourrait en radier. Régulièrement,
l'Unesco place des sites du Patrimoine mondial sur la liste du
Patrimoine en péril.





Il s'agit par exemple des îles Galapagos, en Equateur, menacées
par le tourisme de masse et la surpêche, ou de la Tour de Londres
mise en péril par un projet de gratte-ciel haut de 310
mètres.





Le Comité du patrimoine mondial devrait aussi donner son avis sur
la question ultrasensible des fouilles archéologiques menées par
Israël près de la porte des Maghrébins. Celle-ci est une des
entrées de l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem, troisième lieu
saint de l'islam.





ats/hof

Publié le 22 septembre 2007 - Modifié le 28 juin 2010

Jungfrau - Aletsch - Bietschhorn s'agrandit

Le site naturel Jungfrau-Aletsch-Bietschhorn s'agrandit de 50%.

Le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco a accepté cet accroissement jeudi à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, ainsi que le plan de gestion concernant la zone. Le périmètre élargi comprend, au nord-ouest, presque la totalité du massif de l'Aar jusqu'au Grimsel.

La chaîne que forment le Schreckhorn, le Lauteraarhorn, le Finsteraarhorn et l'Oberaarhorn ainsi que leurs glaciers font maintenant partie du patrimoine mondial, a indiqué l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) dans un communiqué.

À l'ouest, l'agrandissement comprend les régions du Gspaltenhorn, la Blüemlisalp (y compris le Petersgrat, le Kanderfirn et le Doldenhorn), ainsi que le flanc arrière du Lötschental.

Grâce à la décision de l'Unesco, Grindelwald (BE), Lauterbrunnen (BE), et Blatten (VS) connaissent une nette augmentation de la part de leur territoire figurant au patrimoine mondial.

Une partie des communes de Guttannen (BE), Innertkirchen (BE), Meiringen (BE), Schattenhalb (BE), Kandersteg et Reichenbach (BE) ainsi que les communes de Ferden (VS), Hohtenn (VS), Kippel (VS), Steg (VS) et Wiler (VS) sont également intégrées dans la région Jungfrau-Aletsch-Bietschhorn, qui comprend désormais 26 communes, détaille encore le communiqué.