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Polémique après le rachat partiel de l'aéroport de Toulouse par des Chinois

L'entrée de l'aéroport de Toulouse qui est situé à proximité des usines Airbus.
L'entrée de l'aéroport de Toulouse qui est situé à proximité des usines Airbus.
Le rachat de près de 50% de l'aéroport de Toulouse par un consortium sino-canadien suscite de fortes réactions en France, où quelque 8000 personnes ont promis 18 millions d'euros pour récupérer des parts.

Alors que le gouvernement français a indiqué jeudi soir vouloir céder 49,99% du capital de l'aéroport de Toulouse (sud-ouest) au consortium sino-canadien Symbiose (voir encadré), quelque 8000 Français ont promis 18 millions d'euros pour racheter des parts du 6e aéroport le plus important du pays.

Sur la plate-forme de financement participatif Wiseed, les promesses de financement ont augmenté à l'annonce du rachat chinois. Les investisseurs ambitionnent de reprendre 16% des parts détenues par le consortium.

Ce dernier, conscient d'une certaine "méfiance", selon Les Echos, s'était dit prêt à céder une telle part à un investisseur français.

Les élus locaux s'insurgent

Sur RTL, le président du Conseil économique et social de la région, Jean-Louis Chauzy, a jugé que cette vente était "la faillite de l'Etat, organisée par l'Etat.".

Jacques Colombier, un élu du parti d'extrême droite Front national, apparente lui sur Twitter la vente de l'aéroport à celle "de bijoux de famille".

mac

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Paris veut réduire la dette

La privatisation partielle de l'aéroport Toulouse-Blagnac, situé près des usines d'Airbus, s'inscrit dans le cadre d'un programme de cessions d'actifs publics, dont le gouvernement espère tirer au moins 4 milliards d'euros en 2015 pour réduire la dette de la France.

L'opération permettrait d'empocher ainsi plus de 300 millions d'euros qui contribueront à réduire la dette de la France.

Mauvais élève européen sur le front de la dette, la France prévoit un déficit de 4,1% en 2015 au lieu des sacro-saints 3% promis initialement.

Le consortium décrié par la presse

Le ministre français de l'Economie Emmanuel Macron avait annoncé jeudi le choix du consortium Symbiose, composé notamment du canadien SNC-Lavalin Inc., de Shandong Hi-Speed Group et de Friedmann Pacific Asset Management, un fonds d'investissement de Hong Kong, comme "acquéreur pressenti".

Or ce dernier est implanté dans plusieurs paradis fiscaux, a affirmé vendredi Mediapart. SNC-Lavalin Inc. a fait quant à lui l’objet en 2013 de la plus grave sanction prise par la Banque mondiale pour des faits de corruption, selon le journal en ligne.