Modifié le 25 novembre 2014

Les dommages collatéraux des drones américains en Afghanistan mis en lumière

Un drone américain s'apprête à décoller en Afghanistan.
Un drone américain s'apprête à décoller en Afghanistan. [Christopher Griffin - ]
Le Guardian a souligné lundi l'étendue des dommages collatéraux des drones américains en Afghanistan et au Pakistan, critiquant la "précision" des frappes avancée par les autorités américaines.

Le nombre des victimes collatérales des frappes de drones américains en Afghanistan et au Pakistan a été mis en lumière par le Guardian lundi, qui dénonce une disproportion des dommages collatéraux.

Le cas de Baitullah Mehsud, 7 frappes ayant entraîné 164 morts.
Le cas de Baitullah Mehsud, 7 frappes ayant entraîné 164 morts. [The Guardian - ]
Des frappes pas si chirurgicales

Se basant sur les informations d'ONG, le quotidien britannique estime que les tentatives d'éliminations de 41 suspects ont engendré la mort de 1147 personnes. Dans certains cas, les cibles n'ont même pas été atteintes (voir encadré). L'importance de ces "dommages collatéraux" remet en question la ligne des autorités militaires américaines, pour qui ces frappes sont "précises" voire "cliniques", souligne le Guardian.

Plus de 150 morts pour une seule cible

Le cas le plus important relevé par le Guardian est celui de Baitullah Mehsud. Les sept tentatives d'élimination de ce chef de guerre pakistanais ont entraîné la mort de 164 personnes (voir ci-contre).

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Publié le 25 novembre 2014 - Modifié le 25 novembre 2014

John Kerry vantait la précision des frappes

Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry s'était défendu en 2013 d'être peu précis dans ses frappes, rappelle le Guardian.

"Les seules personnes sur lesquelles nous tirons depuis un drone sont des terroristes confirmés au plus haut niveau après de nombreuses vérifications qui prennent beaucoup de temps. Nous ne tirons pas simplement sur quelqu'un depuis un drone en pensant qu'il se trouve être un terroriste."

Des cibles ratées

Dans certaines situations, les cibles à l'origine des frappes n'ont toujours pas été atteintes. Le quotidien cite notamment le cas d'Ayman al-Zawahiri, qui serait toujours en vie malgré les deux frappes américaines contre lui qui ont provoqué la mort de 105 personnes, dont 76 enfants.