Modifié le 09 février 2018

Des cigarettiers accusés de tricher sur les taux de nicotine et de goudron

Production de cigarettes industrielles. (Image d'illustration)
Production de cigarettes industrielles. (Image d'illustration) [Mikhail Voskresenskiy - keystone]
Le Comité national français contre le tabagisme (CNCT) accuse quatre cigarettiers, dont Philip Morris, de manipuler les filtres pour falsifier les taux de nicotine et de goudron.

Une plainte, en cours d'analyse, a été déposée le 24 janvier auprès du parquet de Paris contre les branches françaises de British American Tobacco, Philip Morris, Japan Tobacco et Imperial Brands.

Le Comité national français contre le tabagisme (CNCT) accuse les fabricants de tromper les autorités sanitaires en falsifiant les mesures en laboratoire des taux de goudrons, de nicotine et de monoxyde de carbone, grâce à des micro-perforations dans les filtres des cigarettes.

Un paquet qui en vaut dix

Ces micro-orifices ventilent la fumée lors des tests mécanisés, mais sont largement obturés lors d'une consommation normale par les fumeurs, ce qui augmente la concentration des substances nocives. Selon le Comité, "un fumeur qui pense inhaler un paquet par jour en fume, en fait, l'équivalent de deux à 10".

Le comité parle de "filtergate", en écho au scandale du "dieselgate" - la manipulation des émissions polluantes des moteurs de voitures, qui a éclaboussé des constructeurs automobiles, dont Volkswagen, depuis 2015.

ats/mh

Publié le 09 février 2018 - Modifié le 09 février 2018